Elle est à toi cette Chanson…

« Orcs Must Die » Par Jihcé.

 

L’Orc est à la fantasy ce que l’auvergnat est à la France : ce n’est pas tant sa présence récurrente qu’on lui reproche, mais plutôt sa tendance à se regrouper en bandes, voire en hordes (parfois ridiculement baptisées « Waaaagh »). La seule chose qui distingue réellement l’Orc de l’auvergnat, c’est son incapacité notoire à saisir la LICRA et autres empêcheurs de discriminer en rond.
D’où l’habitude des humains de massacrer ces pauvres créatures (je parle des Orcs, évidemment, laissons donc de côté les auvergnats si vous le voulez bien),  lesquels humains évoquent même l’excuse de tradition ininterrompue pour justifier ces massacres.

C’est donc de ces massacres en série qu’il est question dans « Orcs must die ! », où notre imbécile Héros aura fort à faire contre ces créatures, afin de protéger des « Failles » de l’invasion auverg.. orque. Heureusement, il aura à sa disposition toute une panoplie de pièges vicelards afin de protéger au mieux son territoire.
Le jeu se présente comme… [Lire la suite sur le forum]

 

Esprit Bowl 2012 nous voici !!

-« Hé bien Jim c’est reparti pour un tour, quoi de neuf pour cette 4ème édition? »

-« Bob, cette année voit débarquer en force les sombres dieux de l’entropie, et ça nous promet du spectacle !! On fait aussi du neuf avec de l’ancien, car voici venir les Khemri; et venus d’un climat un poil plus neigeux, une horde de nordiques braillards et velus coachés par Seb le Moulu, plus connu sous le charmant sobriquet de Pussy Cat Troll. Côté coaching, deux nouveaux venus, les autres sont des habitués. »

-« Oui Jim, comme par exemple là-bas le double vainqueur Synidoc le Maudit, qui continue de se friter avec ZeCid, l’auto-proclamé « la Guigne », sur les 752 points de règlements. Celui qui pompe nerveusement les 3 cigares collés entre ses chicots c’est Haz la Balle il me semble, et tout le monde aura reconnu dans le coin sombre l’infâme Karl’Os et son libidineux coach, Louis Emile. »

– « En effet Bob, il devait diriger une équipe d’Ogres mais une allergie au chlore les a empêché de se présenter à la visite médicale, au profit des euh… tagueul… tuvavouar…tawartagueul… encore des gobelins quoi, dont on dit le plus grand bien ».

– « D’aucun prétendent Jim, que le fait que Karl’Os soit le PDG de ces 2 équipes aurait eu une incidence sur… »

– « Vous avez des enfants Bob, moi aussi, les enfants sont merveilleux n’est-ce pas ? passons donc à la suite: regardez celui qui est tout essoufflé, arrivé à la dernière minute; c’est le finaliste de l’an dernier !! Marathon Marseille !! l’homme aux 12497 matchs, qui est allé chercher une troupe d’orcs au fin fond du Vieux Monde, recrutant à prix d’or un lanceur dont on nous promet des merveilles ».

– « Ce que ne semblent pas apprécier nos amis aux oreilles pointues Jim, d’après les gestes obscènes qu’ils adressent aux peaux-vertes. »

– » Tout à fait Bob. A ce propos, deux équipes de l’an dernier sont toujours là : les elfes du Golden Fist et les affreux Alive tenants du titre. »

-« Oula Jim, il y en a un là-bas qui tombe en morceaux alors que les hostilités n’ont pas commencé. Et ce fumet qui s’en dégage qu’est-ce que… ?! »

-« C’est un Nurgle Bob, le coach Lafrite n’a pas pu faire mieux apparemment cette année. Décidément, plus ça va et plus il engage des trucs infâmes!  »

-« Et bien Jim, je ne sais pas où on va avec tout ça : Syn le maudit semble protester qu’il est interdit d’avoir un joueur en plusieurs morceaux, les loups-garous tournent autour des Khemri, Cid la Guigne hurle déjà contre Pussy Cat Troll, Marathon Marseille le toise d’un air narquois, et il me semble avoir apercu Karl’Os ramasser un objet contondant dans le dos de Roger Room… »

– « Aucun doute Bob, cette fois ci ça y est, l’Esprit Bowl 2012 est bel et bien commencé !!! ».

Limbo

Du noir et du blanc, un croquis minimaliste : tels sont les ingrédients d’un aller-simple pour les limbes.

Les limbes dans la religion catholique étaient une zone floue, marginale, réputée intermédiaire entre Enfer et Paradis. Ce lieu, qualitativement proche du terrain vague, recueillait les âmes des enfants morts avant le baptême. Une région tempérée en somme, qu’on devait probablement pouvoir parcourir en sandalettes de plage.

Si on tenait pour vrai que tous les enfants précocement décédés pouvaient voir s’ouvrir les portes de cette zone , çà prouverait qu’en plus de distribuer des passeports pour l’éternité, la religion se montrerait également capable d’ouvrir une porte de congélateur.

Au sujet des Limbes, il convient toutefois d’user de l’imparfait puisqu’en 2007, l’Église catholique romaine s’est  repenchée sur le sort de cette jeunesse infortunée, quoique d’une façon moins récréative que la pratique du traditionnel touche-pipi dans les sacristies.

L’Église conclut cette année là qu’il existe des « raisons théologiques et liturgiques d’espérer que les enfants qui meurent sans baptême puissent être sauvés et conduits à la béatitude éternelle ». En Français non-Nazaréeniste, cela signifie qu’apu les Limbes, basta, exit, en fait ça n’existe pas, circulez.
Une volte-face qui vient -comme s’il en manquait- apporter de l’eau au moulin de la mode exécrable de l’enfant-Roi, désormais gratifié d’un ticket classe affaire pour le Salut qui leur est cédé sans une seule fois cotiser à l’Unédic. Il y a franchement des coups de martinet qui se perdent.

Mais alors, si les limbes n’assurent plus le service d’équarrissage des jeunes dépouilles sous le bon prétexte qu’elles n’existent probablement pas et si leur accès au Paradis ne relève que de l’espérance…Nous ne sommes finalement plus très sûr de la destination de ces chères têtes blondes et refroidies. Alors. Où sont ces enfants morts ? Où Diable les entrepose t’on ?

La réponse à cette question vous est peut-être de peu d’importance mais à titre personnel, cela m’angoisse fort. voilà en effet maintenant quatre ans que je peine à me débarrasser d’une sombre appréhension à chaque fois que je fiche un coup de bêche au fond de mon jardin.

Limbo sur les forums d’Esprits.net

D-Day !

Sous Combat Mission :Battle for Normandy, la plage

Make war for love.

Toujours Nanti de ces flammes de l’esprit qui crépitent avec ardeur et jettent des lueurs vivaces sur votre morne quotidien, je songeais que « D-Day » ferait très bien rangé sur une étagère à côté de l’heure-H, temps-T et ces autres redondances consonantes bien ordonnées.
Je songeais aussi qu’en partant de là, il n’était pas très étonnant qu’avec l’expression insensée « Point G », beaucoup puissent être déroutés par cette topographie déraisonnable -on ne dira toutefois pas sans « queue ni tête »- et que la majorité des femmes en soient légitimement pour leurs frais.

Je tenais là un argument solide à asséner au prochain moment opportun. il ne me restait plus qu’à travailler le ton sarcastique et la posture vaniteuse qui iraient avec.

Avec ce 6 juin s’achève l’anniversaire du « jour le plus long » pour reprendre la célèbre expression de Rommel; Le 67ème anniversaire. « 67 » n’est certes pas un chiffre joli et rond mais supporte très bien la comparaison avec d’autres comme « 69 », obscur et fourbe ou « 51 », qui manque de sobriété .

Je trouve que l’occasion est trop bonne de vous remettre une nouvelle couche de Combat Mission : Battle for Normandy avec le poids de l’histoire et la mémoire des hommes sacrifiés ce jour à vous balancer dans le bec au cas où vous feriez mine de vous plaindre.
D’autant qu’avec une nouvelle section découpée dans un treillis neuf et de beaux posts sur le forum, vous ne seriez vraiment pas gentil de manifester un seul zeste de lassitude. Go, Go, Go !

Combat Mission : Battle for Normandy

Carlos Ambush !

Prendre en main le jeu sans migraine.

La volonté d’ascension sociale est une valeur à peu près communément partagée par chez nous, surtout chez ceux qui ont pour voisin le propriétaire d’une conjointe blonde et sculpturale qui semble fournie dans la boîte à gant d’une grosse et cossue cylindrée allemande.
(les vingt derniers mots de la phrase que vous venez de lire peuvent être inversés comme bon vous semble, indice que tout est lié chez les gens biens).
L’actualité aidant, on sent toutefois poindre chez les puissants de ce Monde un respect discret mais bien réel pour les moins bien lotis, presque une main tendue.  Ainsi, notre président lui-même peine à dissimuler sa bienveillante commisération pour les tenants d’une profession probablement bientôt promise à l’élévation et opportunément qualifiée de « personnel d’étage ». L’intitulé était quasi prophétique.
Dans l’autre cage de l’ascenseur, celle vouée aux abîmes par la loi du balancier, on trouvera attendrissant que les puissants puissent arborer une mine aussi défaite et contrite qu’un maladroit voleur à l’étalage.

Il existe toutefois des façons statistiquement plus sûres de grimper dans la hiérarchie que débouler chez un inconnu l’aspirateur à la main. Parmi celles là, très probablement, c’est devenir l’auteur d’un bon gros article en forme de ticket pour la postérité, avec déluge de pétales de rose en bundle.

On n’ira pas chercher plus loin mon intention en vous proposant un tutoriel illustré de « Road to Berlin » pour l’excellent Combat Mission : Battle for Normandy avec des illustrations roulées sur les aisselles, de la blagounette Carambar Premium et un tas de commentaires qui suintent l’intelligence comme un cochon sous l’effort.

Pour un peu, Il ne manquerait qu’une Kate Bush en Pin-up pour égayer tout ça.

Road to Berlin pour les nulsCombat Mission : Battle for Normandy sur les forums.

Made in Normandie

Battlefront débarque Combat Mission : Battle for Normandy en mai

Collaborateur français en tenue de camouflage « bocage normand »

Les chroniques de juin 1944 accordent bien peu d’attention à ceux qui agitèrent les bocages normands en marge des grandes manœuvres du débarquement.

Le bassin et le ventre jetés en avant dans un déhanché viril et décomplexé -sensé inspirer le respect à la gente bovine-, les joues rubicondes, l’accent animé par une mâchoire qu’on croirait pleine des galets du Mont Saint Michel, le « pimpant » du paysan normand n’a pas suffit à lui assurer une légitime notoriété en tant que figure incontournable de ce fameux évènement de la seconde guerre mondiale.

Dans l’historiographie occidentale et anglo-saxonne en particulier, un climat assez  net de défiance réciproque existait entre le normand et ses « libérateurs ». A titre de symbole, si les français retiennent le terme de « Débarquement », les Histoires américaine et anglaise se sont entendus sur le mot « invasion » pour qualifier le 6 juin 1944.

Des différences de choix sémantiques qui en disent long sur la méfiance des américains à l’endroit d’un peuple non moins suspicieux envers des individus qui déclinent -même poliment- une seconde lampée d’alcool de pomme.
Stone et Charden ont depuis bien tenté de rabibocher l’autochtone et le soldat d’outre mer en commettant « Made in Normandie« , une œuvre musicale subtile à mi-chemin entre hommage vibrant aux combattants de la liberté et ode paillarde aux fornications champêtres.
Rien n’y a fait cependant; quelques anecdotes rapportant que certaines normandes ont tenté d’abattre des soldats américains en fuyant avec leur a(lle)mant ont laissé une impression mitigée à nos sauveurs. Pourtant, il n’est pas si anormal d’imaginer que certaines jeunes femmes se soient décidées à presser la détente avant que, selon la tradition, un américain enivré par la victoire ne les tire.

La guerre fût en Normandie sans galanterie ni courtoisie, à l’image des bombes alliées qui tombèrent sur Caen sans y être invitées.

Démo de Combat Mission : Battle for Normandy probablement cette semaine avant celle du jeu, vers la mi mai 2011.

Combat Mission : Battle for Normandy sur les forums Esprits.net

Zuntzu, l’Art de naguère

La plateforme de jeu en ligne

Ce qui est nécessaire à Europa Universalis.

A l’époque où Lionel Jospin était encore de ce monde, je résidais dans une Cité Universitaire flambant neuve. L’État Providence, dans son infinie conviction de prêter ses toits à la future élite qui saurait probablement bien lui savoir gré sous la forme de futurs confortables revenus soumis à l’impôt, avait pourvu chaque chambre de vastes bureaux fonctionnels. Plaqués d’une surface vert pastel, il étaient probablement conçus pour insuffler à l’étudiant besogneux une discrète espérance.

Mais durant les deux années où j’avais l’occasion d’y poser mes coudes, l’utilité principale et insolite de ce meuble fût de servir de support aux deux vastes cartes d’Europa Universalis, généreusement saupoudrées de leurs pions. Par ailleurs, plutôt que de définitivement clore ma fenêtre toute proche sous la menace des bourrasques, nous avions opté pour la pâte à fixer sous les empilements essentiels.
A me remettre en mémoire à présent ses longs après midi avec mes cinq amis, porte close, j’accède maintenant à la compréhension de ce mystérieux sourire en coin qu’affichait la gardienne des lieux lorsqu’elle croisait notre troupe masculine goguenarde à l’entrée et fourbue à la sortie.

A défaut de vous aussi essuyer aujourd’hui les regards équivoques de votre propre concierge, il reste possible de pimenter votre quotidien en toute discrétion grâce à la Zuntzu, la plateforme de jeu en ligne, qui vous permet de jouer à plus de 200 wargames « comme à la maison »

Zuntzu sur Esprit : Sujet GénéralZuntzu : une alternative à Formule Dé Online ?

Tremblez !

…Devant Shogun 2 : Total War

Une série qui vacille ?

« Tremblez ! » : Un titre de billet qui se veut vigoureux et prometteur,  et un clin d’œil d’un goût douteux à des récents et sinistres évènements, qui ont toutefois la courtoisie de se dérouler sous des méridiens où je ne projette pas de passer mes prochaines vacances.

J’ai beau me frictionner avec ardeur les parties les plus ludérogènes de mon intimité, c’est à peu près tout le tonus que je parviens à dégoter à l’occasion de la sortie de Shogun 2:  Total War ce 15 mars 2011. C’est finalement bien pauvre et ambivalent pour une série qui en fît jadis frissonner beaucoup.

La sortie de Shogun 2, c’est un peu ce sempiternel changement à Chatelet pour le métro Saint-Michel, qu’on exécute mécaniquement chaque midi pour becqueter un jambon-beurre à l’endroit précis où on le fait depuis des années, sans trop savoir pourquoi. Puisqu’il n’existe pas à ma connaissance d’atavisme reconnu aux consommateurs de sandwich bon marché, ce doit être la simple force hypnotique de l’habitude.

Les tests précoces du jeu demeurent bons, recyclent les éloges déjà attribués aux anciens et vous promettent que sur les points décriés, Créative Assembly fait -enfin- amende honorable. Je l’acheterai et y jouerai… La force de l’habitude vous dis-je. Y trouverai-je plus de beurre cette fois ?

Shogun 2 sur Esprit

 

Le crépuscule du jeu

Aurora, le 4X « à la Benou »

Dracula (1931) Uncut

En matière de jeu comme en amour et beaucoup d’autres sujets, il n’existe pas qu’un seul chemin vers le plaisir. Les joueurs les plus nombreux empruntent les grandes voies empierrées ,  sur des itinéraires reconnus et praticables, qui ont fait depuis longtemps la preuve de leur sûreté.

Il existe aussi des chemins champêtres moins fameux, dont certains constituent d’adorables variantes, et d’autres s’abîment en ravines ou s’enlisent en tourbières et en marais glauques.

Enfin, le joueur original pourra trouver quelques tracés sinueux dont il est facile de perdre la trace.  Ces raidillons courent à travers les terrains malaisés,  serpentent dans les rudes vallons et franchissent des cols durement escarpés.

Aurora est un de ces petits chemins improbables vers le bonheur, à l’usage de ceux qui considèrent Excel comme la forme d’art la plus pure et accèdent à l’extase en y insérant leurs propres formules.

Si la faculté d’abstraction est indissociable de toute pratique ludique, peu de jeux ne l’ont jamais véhiculé à un aussi haut niveau.

Aurora sur Esprits.net

Plus personne ne veut rire…

Un billet en provenance de Wiwizik, le blog avec un bonnet à grelot, une décapotable jaune et un auto-radio…par Wiwi.

Hier, je me promenais dans le rayon BD de mon fournisseur habituel à la recherche d’un « truc plutôt rigolo » et plutôt qui venait de sortir y-a pas longtemps. Je dois reconnaître que j’ai lamentablement échoué et que je me suis retrouvé avec Maus de Art Spielgelman dans les mains. On a pas forcément envie de rigoler tous les jours.

Khalil Gibran disait de la joie et de la tristesse : Ensemble elles viennent, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, souvenez vous que l’autre dort dans votre lit.

Alors direction Luke et son dernier album paru il y a quelques petits mois déjà pour un léger coup de spleen et de mélancolie. Fini de rire montre la voie (voix ?) dès le premier titre :

Je regarde le monde
Chercher un sens à la vie
Autant chercher un nombre
Dans l’infini

Luke, qui sort son 4ème album studio depuis leurs débuts en 1998,  n’a pas cédé à la facilité (comme a pu le faire récemment un groupe comme Elista) et continue à produire une pop certes mélodique mais jamais légère. On sent toujours un arrière-plan musical nuageux, parfois sombre. Comme un clair obscur permanent à la recherche d’un équilibre improbable.

J’aime parfois à penser que ce genre de groupe fait partie des résistants de l’ombre, de ceux qui ne font pas du vent devant le miroir médiatoc et qui me rassure sur ma condition d’être humain qui essaye tant bien que mal d’être autre chose qu’un robot…

Ils m’ont donné le regard d’un autre œil
Pour voir plus loin que le ciel
Je suis un robot
[…]
Mais je veux vivre
Même à en souffrir
Avoir une ombre derrière le dos
Je veux lui plaire
Me mettre à terre
Sentir de l’eau sur ma peau