Auteur Sujet: Saladin, le "souverain chevaleresque".  (Lu 2611 fois)

ZeCid

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Saladin, le "souverain chevaleresque".
« le: 11 avril 2007 à 09:20:01 »
Saladin (1137-1193) (en arabe صلاح الدي Salāḥ al Dīn Yūsuf al-Ayyūbī fonda la dynastie ayyoubide, d'origine ethnique kurde en Égypte et en Syrie. Il est également connu pour s'être battu contre les croisés et l'honneur avec lequel il traitait les vaincus.


Il est né dans une famille kurde à Tikrit sur le Tigre. Après une éducation militaire sous le commandement de Shirkuh, homme d'État et soldat seldjoukide, Saladin défendit à trois reprises l'Égypte contre les croisés établis en Palestine. En 1169, il prit la succession de son oncle au poste de vizir au Caire. Après avoir relancé l'économie égyptienne et avoir réorganisé son armée, il finit par abolir le califat fatimide en 1171. Il prit alors le pouvoir en Égypte sous le titre de sultan, même si de nombreux Seldjoukides refusèrent de servir sous les ordres d'un Kurde. Sa position était précaire initialement car nul ne s'attendait à ce qu'il tienne longtemps en Égypte où il y avait eu de nombreux changement de gouvernement les précédentes années à cause d'une longue lignée de califes enfants. En tant que chef d'une armée étrangère de Syrie il n'avait également aucun contrôle sur l'armée égyptienne qui était toujours dirigée par le calife dont c'était le seul pouvoir restant.

Avec ses frères, Saladin transforma l'Égypte en État vassal de sa propre famille, contre la volonté de Nur ad-Din qui était initialement responsable de l'envoi en Égypte de Shirkuh et Saladin. Il restaura également le sunnisme en Égypte.

À deux occasions, en 1171 et 1173, Saladin battit en retraite devant une invasion du royaume de Jérusalem. Elles avaient été lancées par Nur ad-Din, et Saladin espérait que le royaume resterait intact pour servir de tampon entre l'Égypte et la Syrie jusqu'à ce que Saladin puisse s'emparer de la Syrie en même temps. Nur ad-Din et Saladin préparaient tous deux la guerre quand le premier mourut en 1174. Saladin marcha alors sur Damas où il fut accueilli pacifiquement dans la ville. En revanche Alep et Mossoul, les deux autres grandes cités que Nur al-Dun dirigeait, n'ont jamais été prises mais Saladin réussit à imposer son influence et son autorité sur elles en 1176 et en 1186 respectivement. Lors du siège d'Alep le 22 mai 1176, les Assassins tentèrent de l'assassiner.

Tandis qu'il consolidait son pouvoir en Syrie, il laissait généralement tranquille le royaume des croisés, même s'il était d'habitude victorieux dans les batailles qu'il avait avec eux. Néanmoins les croisés le provoquèrent à de multiples reprises. Renaud de Châtillon, en particulier, harassa les routes musulmanes de commerce et de pèlerinage et menaça d'attaquer La Mecque avec une flotte sur la Mer Rouge. En juillet 1187, Saladin envahit le royaume de Jérusalem et anéantit l'armée croisée lors de la bataille de Hattin. Saladin captura et exécuta Renauld ; il captura également le roi Guy de Lusignan. Il s'empara alors de Jérusalem le 2 octobre 1187 après 88 ans de règne croisé. Il reprit rapidement toutes les cités croisées, excepté Tyr.

Hattin et la chute de Jérusalem provoquèrent la Troisième croisade. Cette croisade reprit Acre et Saladin fut battu par le roi Richard Ier d'Angleterre à la bataille d'Arsuf en 1191. La relation entre les deux hommes était mêlée de respect et de rivalité militaire. Quand Richard fut blessé, Saladin offrit le service de son médecin personnel ; à Arsuf, quand Richard perdit son cheval, Saladin lui en envoya deux en remplacement. Il y eut même le projet de marier la sœur de Richard avec le frère de Saladin. Les deux arrivèrent à un accord pour Jérusalem en 1192 au terme duquel elle resterait musulmane mais serait ouverte aux pélerins chrétiens.

Peu après le départ de Richard, Saladin mourut en 1193 à Damas, où sa tombe est une attraction touristique majeure, où l'on peut y lire "seigneur, accorde lui sa dernière conquête, le paradis".

Malgré sa farouche opposition à la puissance chrétienne, Saladin gagna en Europe une grande réputation de souverain chevaleresque, à tel point qu'il exista au XIVe siècle un poème épique sur ses exploits et que Dante l'inclut parmi les âmes païennes des limbes.

Le nom Salāḥ al Dīn signifie en arabe « intégrité, droiture de la foi (ou de la religion) », et au cours des âges, Saladin a été une source constante d'inspiration et de respect pour les musulmans. Une province centrée sur Tikrit dans l'Irak moderne, Salah ad Din tient son nom de Saladin.
L'ennemi est bête, il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui...

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Saladin, le "souverain chevaleresque".
« Réponse #1 le: 13 octobre 2007 à 16:08:15 »


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