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Sujets - Elwann

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Unplugged / [Projet] Tribus, un jeu de plateau à essayer
« le: 24 janvier 2013 à 12:31:08 »
Bonjour à tous !

Cela fait un sacré bout de temps que je n'avais pas pointé mon nez par ici, et ça fait diantrement plaisir de revenir, notamment pour déguster quelques traits d'esprits (hop, la figure obligée)  :)

N'ayant plus tâté du jeu vidéo depuis un bail, je suis un peu largué à ce niveau. En revanche je me suis mis au jeu de société - le truc avec un plateau, des pions, des kubenbois, des dés, et tout plein de matos. Et comme on en a déjà profité ici, avec du classique style Diplomacy ou Formule Dé, j'ai pensé vous proposer un nouveau projet.

J'aimerais soumettre à la sagacité proverbiale, que dis-je, légendaire, des membres d'esprits un jeu "on my own", conçu et fabriqué par moi-même : Tribus.
J'ai pour le moment un prototype, dont je me sers pour proposer des parties de démo. C'est le résultat d'un long travail de création, de tests, et d'ajustements nombreux ; ce que je vous propose ne sera donc pas des parties de tests remplies de bugs et d'approximations, mais bien des parties de démonstration d'un jeu abouti.
C'est travaillé, ça tourne, et c'est stable et équilibré, je peux au moins assurer ça  ;)

Je voudrais organiser des parties sur Paris ; dans un bar spécialisé par exemple (le dernier bar avant la fin du monde, pour ceux qui connaitraient). Si ça botte des gens, on pourra se proposer des dates.

Me reste à vous présenter le jeu lui-même : le voici  :)


TRIBUS

Citer
Ils avançaient depuis des jours.
Hommes, femmes, enfants, le clan entier était en marche. Ils avaient quitté leur ancienne terre après l’avoir épuisée. Le gibier s’était fait rare, les sources s’étaient taries, et ils avaient repris la route.

Le chaman avait prié les dieux animaux et les avait mené en direction du soleil couchant. Les guerriers parlaient des autres clans qui avaient aussi suivi les signes des dieux. Ils avaient découvert une immense vallée, gorgée de soleil, d’eau, et de nourriture. On pouvait y pratiquer l’agriculture et l’élevage, construire des abris, et fabriquer de nouveaux outils.
Un matin, les éclaireurs étaient revenus très agités. Ils avaient franchi un col, et débouché dans une plaine où ils avaient retrouvé des traces de leur tribu. Mais ils avaient aussi repéré de lointaines fumées dans le ciel. Sans doute les feux de camp d’un clan installé sur cette terre.
Amis ou ennemis ?
Impossible de le savoir.

Il fallait avancer.

"Tribus est un jeu de stratégie réaliste, qui vous fait revenir à l’aube des temps pour revivre l’histoire des premières populations humaines.
Rivalisant pour la maîtrise du territoire et des ressources, les tribus s’entraident ou se combattent pour faire éclore leur civilisation. Guidés par de puissants héros qui favorisent leur expansion, les joueurs explorent les larges possibilités d’avancées technologiques pour effectuer les meilleurs choix de développement.
Qu’ils favorisent l’économie pour améliorer leurs récoltes ou leur commerce, la religion pour invoquer des miracles, ou la guerre pour conquérir de nouvelles régions grâce aux batailles dynamiques et hyper-tactiques, leurs décisions sont fondamentales pour l’avenir de leur peuple.

Les joueurs devront savoir allier la diplomatie à la finesse stratégique pour espérer mener leur tribu à la prédominance et remporter la victoire.
"


Ca se joue de 2 à 6 joueurs mais comme souvent sur ce genre de jeu, le potentiel se révèle totalement à partir de 4 joueurs. C'est plutôt du format pour "velus", la moyenne d'une partie est de 3h (un peu plus en pratique, si les joueurs discutent beaucoup entre eux ou usent beaucoup de diplomatie).

C'est très riche, il existe de nombreuses stratégies très différentes qui permettent de gagner et les parties se ressemblent rarement d'une fois sur l'autre. Selon les joueurs, leur style et leur caractère, on peut passer la partie à se foutre sur le coin de la gueule ou alors faire la course à celui qui aura l'économie la plus balèse. Parfois, il se passe les deux, et le choc est encore plus passionnant.
Malgré tout, ça reste très intuitif - une explication bien faite à un nouveau joueur prend 10-15 min max - et j'ai déjà vu des débutants gagner leur première partie contre des joueurs ayant déjà joué.

Pour l'anecdote, bien que je sois l'auteur, je n'ai pas encore gagné une seule fois...  :rolleyes: Je l'ai fait essayer à Butch d'ailleurs, je lui demanderai si il peut passer pour en parler.

Qu'en dites-vous ?!

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N'importe Nawak / Blog : les Jeunes Plumes
« le: 04 février 2009 à 22:58:42 »
Bonsoir à tous les esprits :)

Citer
Carlos : je me demande bien de quoi va causer un blog nommé Machintruc.net
Elwann : tu verras :)
Soutenus par vos réponses, une autre aide amicale, et ma pénible propre capacité de compréhension (:)) les efforts ont porté leurs fruits - finalement, une simple création de compte wordpress permet de bénéficier d'une structure "bloguesque", et c'est la solution que j'ai retenu en tant que vrézom chargé de mettre les mains dans le cambouis :D

C'est ainsi que mon amie Audrey et moi avons conçu un blog : Les Jeunes Plumes

http://lesjeunesplumes.wordpress.com/

Il vise à nous faire connaître, d'abord de la blogosphère, puis, pourquoi pas, du monde de la presse. Il a aussi pour but de nous habituer à écrire régulièrement, débattre, prendre position, se documenter, voire informer.
Bref, il sera l'une des premières pierres de notre carrière de journalistes.
Nous en profiterons pour faire connaître à nos lecteurs notre parcours, nos succès et nos échecs, nos expériences diverses dans les débuts de notre vie professionnelle.

C'est avec cet axe différent d'un énième blog anonyme sur l'actualité, ce regard de débutants - que nous espérons éclairé - que nous vous proposons de suivre, par des billets quotidiens ou pour le moins hebdomadaires, nos aventures ; et de commenter nos écrits si le coeur vous en dit, car nous souhaitons que cet espace soit vivant et interactif. Notre travail n'en sera que plus agréable et instructif si il nous permet d'échanger avec les lecteurs, et de recueillir leurs opinions :)


Je suis fier de vous le présenter aujourd'hui, et le serais encore plus si vous vouliez, comme je l'espère, faire partie de nos lecteurs réguliers.
Je suis également fier de vous annoncer que le premier jour d'ouverture, mardi 03 février, s'est achevé sur un total de 100 visites (tout pile, si c'est pas un signe, ça ?! :P).

Je vous prie d'y faire comme chez vous, quelle que soit l'heure ; les bières et les pizzas sont dans le frigo, les cacahuètes dans le mini-bar (ouais, y'a même un mini-bar).
Et je vous donne rendez-vous pour le billet de demain, évoquant probablement l'affaire Kouchner (la prestation présidentielle attendra vraisemblablement vendredi si toutefois nous avons quelque chose d'intéressant à en dire, ce qui n'est pas certain).

Au plaisir de vous croiser sur le blog,
L. G.

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Diplomacy / [Diplomacy] Imperator - Deutsche Reichstag
« le: 23 novembre 2008 à 14:03:58 »
Bonjour messieurs !

Dans un élan de générosité, j'ai décidé de sauver cette section qui prend la poussière depuis déjà un peu trop longtemps. Je veux donc organiser une partie sur une carte que j'avais repéré il y a un moment, celle des Landstags : purement terrestre, mais qui semble équilibrée et intéressante.
Le cadre est assez sexy : réaliser l'unité allemande en soumettant les landstags à votre autorité.
En revanche, je n'ai personnellement pas le temps d'assurer une quelconque diplomatie un peu soignée : c'est donc un blitz que je propose.

La carte

Le rythme sur lequel je compte : 1 tour / semaine, avec passage de tour le lundi à 23h59.
Retraites et mobilisations à effectuer avant le mercredi suivant à 23h59, et le reste de la semaine pour préparer le passage de tour du lundi.
Le principe du blitz permet d'aller potentiellement plus vite : si tous les joueurs donnent leurs ordres avant échéance, on peut prendre de l'avance sur le programme. Une partie tranquille sans prise de tête, en somme.

Je propose d'être joueur et maître de jeu. Il faut donc cinq autres joueurs pour démarrer : expérience ou pas, aucune importance. Premiers arrivés, premiers servis :)

Pour l'attribution des puissances jouables, je suis également partisan du premier arrivé premier servi. Personnellement, j'ai bien envie de jouer la Bavière. Partons donc dans cette optique. Mais si cela pose des problèmes, on peut aussi tirer au sort.
Je créerai la partie dès que toutes les puissances seront attribuées.

Elwann - Bavière  - rouge honteux
Manu - Poméranie  -  vert trouillard
Carlos - Bade-Wurtemberg  - bleu pâle rachitique
Silence - Holstein  -  jaune malade
Lafrite - Saxe  -  bleu-bite
Zen - Rhénanie  -  rose bonbon


EDIT : modification du rythme des deadlines pour les ordres.

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N'importe Nawak / La fièvre de l'or, film d'Olivier Weber
« le: 16 octobre 2008 à 19:45:57 »
Voila pourquoi j'ai brillé par mon absence au Grand Prix de mardi dernier : j'étais à l'avant-première de ce film-documentaire, avec Weber lui-même.

La fièvre de l'or, un film d'Olivier Weber



Mercredi 15 octobre : sortie nationale, détails de la programmation auprès de la société ZOOTROPE (http://www.zootropefilms.fr), 01 53 20 48 60
et débats à Caen et à Clermont-Ferrand, détails sur le site du film.
 
Jeudi 16 octobre à Nanterre, ciné "Les Lumières", 20H30, avec Weber.
 
Vendredi 17 octobre au Méliès, Croix de Chaveau : métro et centre commercial, à Montreuil, 20H45 avec Weber.
 
Lundi 20 octobre à Lille 20H30, au Majestic, avec la VERTE Marie Christine BLANDIN. Les Verts ont déjà pu voir ce documentaire le 31 juillet à Toulouse à leur Université d'été.
 
Lundi 20 octobre à Paris, place St Michel 75005, espace St Michel, 20H, avec Anne Marie Simpère : Amis de la Terre, et Claire Ménage, de l'association de juristes SHERPA.
SHERPA a publié un excellent rapport sur l'orpaillage en Guyane.
 
Mardi 21 octobre : St OUEN L'Aumone, ciné Utopia 20H30, avec Jérémie Deravin, de "Coeur de Forêt".
 
Il sera aussi au débat de la 2ème projection le jeudi 23 à l'Espace St Michel à 20H00.

Fichier pdf sur l'orpaillage, de l'association wwf

La fièvre de l'or sur "évène"

La fièvre de l'or sur les "cafés géographiques"



Il va sans dire que je le recommande à tous. Si vous pouvez aller à une date où Weber est présent, faites-le ; son témoignage est très intéressant, et sa personnalité franchement attirante à tous points de vue. Pour vous donner un exemple, en tant que futur journaliste, je n'ai pas manqué (avec mon amie qui est dans le même objectif que moi) de lui demander son adresse e-mail et de discuter avec lui. Il nous a accueilli avec gentillesse, modestie et humanité, et a répondu à nos courriels dès le lendemain de leur envoi.

Quant à son documentaire, il est édifiant et superbement réalisé. Dans la droite ligne du très fameux Cauchemar de Darwin, il est constitué uniquement d'images et d'interviews sans le moindre commentaire. N'en déplaise à certains spectateurs à la fin du film qui ont montré leur envie de se maintenir dans une société d'assistés ou l'on a besoin que l'on nous donne un point de vue prémâché pour ne pas avoir à réfléchir, cette absence de commentaire conduit à une objectivité maximale (dire "totale" serait abusif, car cela semble impossible).
Elle amène ainsi obligatoirement le spectateur à réfléchir, à se forger sa propre opinion sur ce qu'il voit, et à se documenter par lui-même ensuite. Le film soulève en soi suffisamment de problèmes sur des sujets diverses pour que les pistes à approfondir seul soient infinies, que cela soit dans les domaines de politique internationale, d'économie, de sociologie, de sciences, et bien d'autres.
On peut même y trouver de l'humour à travers un certain cynisme.

A voir absolument.

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N'importe Nawak / discussion conflit russo-géorgien [suite du HS]
« le: 27 août 2008 à 18:41:16 »
suite de ce topic que j'ai envie de conserver à peu près cohérent, et comme je ne suis apparemment pas le seul, je prend l'initiative.


Citation de: Zaariel
Le fossile c'est pire, on est dépendant des fournisseurs.
De plus les problèmes dû à la pollution sont bien pires que les soucis de radiation.

D'ailleurs je veux pas dire mais on est sujet à radiation pour un oui ou pour un non. Suffit d'aller passer tes vacances en Bretagne, ou pire, d'avoir une maison en granite, pour être irradié sans s'en douter.

Il reste les explosions, mais honnêtement je pense qu'il y a moins de chance de se prendre une explosion atomique à cause d'une centrale que de subir une guerre économique sur le long terme face à des pays comme les USA, la Russie ou la Chine qui ont des réserves de matières premières bien plus importantes.

En plus pour faire fonctionner des centrales à fusion il faut du deutérium, chose qu'on peut trouver dans la mer... Autant dire qu'on y a accès plus facilement que les fossiles du moyen-orient...

EDIT suite au nouveau message:
Des moyens de substitution sont aussi une source d'énergie électrique. Mais ils restent pour l'instant en marge de la production d'électricité.
Si on extrapole, l'idéal serait de "capter" l'électricité des éclairs, qui représentent une sacrée énergie, mais hélas les essais ne sont pour l'instant pas concluants.
On sait très bien faire des maisons qui, non seulement sont autonomes au niveau de l'énergie, mais qui en plus peuvent produire un surplus.
Le reste est une question de bonne volonté, je pense.

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N'importe Nawak / Manifeste du Hacker
« le: 07 janvier 2008 à 16:50:20 »
http://seddisoft.kelio.org/manifeste-du-hacker.htm

C'est interessant. Et je crois que ça se passe de commentaires.

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Forum Stratégie / La psychologie du chef de guerre
« le: 14 octobre 2007 à 00:39:50 »
Essai de stratégie militaire: la psychologie du chef de guerre




1- L'EVALUATION DU RAPPORT DE FORCE

1.1- L'analyse de la situation

 Au début de tout accrochage militaire, il convient d'établir un plan de bataille, même sommaire, si on ne veut pas courir à la défaite ou, au mieux, le risque de subir des pertes inutiles.
L'élaboration du plan, si cruciale, ne se fait pas au hasard. Un plan n'est de qualité que s'ill prend en compte tous les paramètres: l'état de vos troupes, de celles de l'ennemi, la superiorité ou inferiorité numérique, la configuration du terrain, la qualité de votre armement par rapport à celui de l'adversaire, etc.
 Ces considérations prises en compte, le plan sera conçu en fonction de ces facteurs. Mais, au contraire de l'IA moderne, seule chef d'armée capable de réagir de façon infailliblement logique et raisonnée, après avoir dressé un tableau de la situation, un général/joueur a déjà engagé la bataille psychologique avec son adversaire.

 En effet, les résultats obtenus vont le mettre dans un état psychologique différent de celui qu'il avait avant de connaître ces paramètres. A ce niveau, ses capacités à rester lucide, et à résister moralement à un état des lieux extrêmement défavorable, par exemple, vont déjà être mises à l'épreuve; inexpérimenté, et s'apercevant d'une inferiorité numérique flagrante, un général aura tendance à paniquer. A l'inverse, voyant une supériorité numérique écrasante, il tombera dans un dangereux excès de confiance.

On peut donc dire que le combat commence avant même que la tactique entre en jeu: c'est la guerre des nerfs et du renseignement, le but du jeu étant de donner à son adversaire le sentiment que l'on souhaite qu'il ressente, afin qu'il adopte un plan qui nous convient. Cela peut passer par des tactiques de dissimulations de forces, pour diminuer la méfiance et la capacité d'analyse de l'ennemi, et/ou de mise en scène de sa propre faiblesse supposée ( exemple: Napoléon à Austerlitz, la victoire en marchant ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d'Austerlitz#Le_pi.C3.A8ge_de_Napol.C3.A9on ) ). Ou encore, par l'exagération de ses forces.

Sun Tzu: « Il y aura des occasions ou vous vous abaisserez, et d'autres où vous affecterez d'avoir peur. Vous feindrez quelquefois d'être faible afin que vos ennemis, ouvrant la porte à la présomption et à l'orgueil, viennent ou vous attaquer mal à propos, ou se laissent surprendre eux-mêmes et tailler en pièces honteusement. »

Sun Tzu: « Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant; feignez le désordre, ne manquez jamais d'offrir un appât à l'ennemi pour le leurrer, simulez l'infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion: sa convoitise le lancera sur vous pour s'y briser. »


Si ces tactiques sont classiques, c'est parce qu'elles ont prouvé leur efficacité. C'est donc après analyse de tous les paramètres de l'affrontement qu'il possède que chaque général va logiquement déterminer la meilleure attitude à adopter: défensive, offensive, prudente, agressive...
De là, il concevra son plan de bataille en accord avec l'attitude générale qu'il compte choisir.



1.2- La cruciale relation de pouvoir

L'avantage de prendre l'ascendant sur son vis à vis dans cette phase de la bataille devient donc évident. Prendre l'ascendant ne voulant pas dire ici avoir obligatoirement un rapport de forces favorable, mais simplement avoir determiné son attitude, puis son plan, en toute connaissance de cause; un général avisé dominera son ennemi quel que soit le rapport de force, car il aura adopté la meilleure attitude possible, et parviendra à faire adopter à son ennemi l'attitude, voire le plan, qu'il souhaite voir en face de lui pour en tirer parti. Il pourra donc deviner, au moins dans les grandes lignes, les coups qu'il va devoir parer.

Sun Tzu: « Sun Tzu dit: Il est d'une importance suprême dans la guerre d'attaquer la stratégie de l'ennemi. »

 Il va donc disposer ses troupes en conséquences, et appliquer un plan prévu pour prévoir, englober, et détruire celui de l'ennemi; car un adversaire dont on connaît l'état psychologique, que l'on domine donc, est prévisible.

Sun Tzu: « Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent. »

Puisque l'on parlait de sport, sachez qu'un match se gagne dans les vestaires; et qu'une bataille se gagne dans les heures qui la précèdent et dans sa préparation.
La connaissance est source de pouvoir.

Quelques exceptions et nuances à ceci. Il arrive que lors d'un affrontement, la réputation d'un général soit déjà telle qu'elle puisse influer le cours de la bataille. Un Alexandre le Grand ou un Napoléon fera peur, quoi qu'il arrive; cela a ses avantages et ses inconvénients car, si sa propre réputation inspire la peur, l'ennemi se méfiera quoi qu'il advienne. Il faut donc, dans le cas où la réputation joue dans le rapport de force, la prendre en compte.
 Si l'on est considéré comme novice, jouer sur le fait que l'adversaire se méfiera moins. Si l'on est considéré comme le plus fort, il faut à tout prix profiter de la domination psychologique immédiate que cela procure, et ne jamais laisser remettre en question sa superiorité en adoptant un comportement agressif attisant la peur et le respect du vis à vis.

Capacités principales requises pour mener à bien la première phase: Anticipation, appréciation, réalisme, réflexion.

Sun Tzu: « Une armée victorieuse remporte l'avantage, avant d'avoir cherché la bataille; une armée vouée à la défaite combat dans l'espoir de gagner. »



2- L'EVOLUTION DE L'ETAT PSYCHOLOGIQUE AU COURS DE LA BATAILLE.

 Une fois la phase de préparation achevée, la bataille elle-même s'engage. Alors, les plans des deux généraux vont être confrontés. A l'échelle du raisonnement qui nous interesse, il s'agit plus d'une confrontation de plans qu'une confrontation d'armées; la bataille est logique, froide, et raisonnée, une partie d'echecs beaucoup plus qu'un pugilat désordonné. Laissons donc encore une fois de côté le moral des troupes, sujet plus souvent évoqué, pour étudier l'affrontement mental auquel les généraux se livrent par interposition.

Généralement, les premiers temps de la bataille sont l'occasion de constater l'efficacité ( ou non ) du plan mis en place. Il y a, selon les cas, trois possibilités.

-  La victoire totale, évidente et incontestable. Le plan était bien conçu, le combat psychologique gagné, ou le rapport de force materiel trop important. Situation assez peu complexe, entièrement explicable par les considérations développées ci-dessus.

-  La défaite immédiate et sans espoir de retournement de situation. Votre plan était d'une insuffisance navrante, vous avez perdu le combat psychologique; à moins que l'infériorité numérique n'ait été trop handicapante pour que vous puissiez y changer quoi que ce soit ( le tort revient aux diplomates, ou aux gestionnaires du royaume ).

-  Le bataille s'engage et s'équilibre, promet de durer. C'est alors que la deuxième phase commence réellement, et le mental du général, déjà fort sollicité auparavant, tourne à plein régime.
 C'est ici qu'entrent en jeu des capacités mentales quelque peu différentes de celles de la première phase.

La confrontation donnant lieu à un combat indécis, on en déduit que les deux généraux sont de valeur à peu près égale; ainsi que leurs armées ( supposons que ce soit approximativement le cas ).
Alors, si l'un veut gagner la bataille, il doit apporter une valeur ajoutée à son plan, le modifier de façon à pouvoir prendre un avantage décisif.

 La tentation est grande, pour un inexpérimenté, de donner de nouveaux ordres et de modifier son plan en fonction de ce qui lui est opposé. Cela dépend de l'attitude qu'il a choisi d'adopter au départ ( offensive, défensive...? ), mais cette réaction est bien souvent une erreur; elle traduit en fait l'acceptation du mode défensif devant l'assaut de l'ennemi, et entérine la défaite dans le combat psychologique, même si cela est inconscient.
Lorsque l'on est obligé de reculer, ou de s'adapter à l'adversaire, le mental l'assimile toujours à une défaite, sauf si cela fait partie du plan de base, auquel cas le recul est prévu et joue un rôle précis destiné à reprendre l'offensive dans des conditions avantageuses.

 Il faut, lors d'un choc indécis, garder à l'esprit que:
- Vous verrez toujours les offensives ennemies comme plus dangereuses que les vôtres, ainsi que vous verrez toujours vos lignes et vos hommes plus faibles que celles/ceux de l'ennemi.
- Le général en face de vous a exactement la même vision des choses, et a la même tendance naturelle que vous à voir beaucoup plus nettement ses chances de défaites que ses chances de victoire.

Par conséquent, il faut à tout prix, au lieu de reculer, continuer la bataille mentale à distance avec l'adversaire, se forcer à analyser lucidement la situation, et à prendre des décisons fondées sur la logique et non sur les sentiments ressentis qui, à cet instant, obscurcissent le jugement. Pour forcer la victoire, il faut forcer l'ennemi à reculer, et pas l'inverse: le dernier à tenir remportera la bataille.

Sun Tzu: « Il faut avoir pour principe que l'on ne peut être vaincu que par sa propre faute, et qu'on n'est jamais victorieux que par la faute des ennemis. »



Pour emporter la décision, il faut donc impressionner l'ennemi. Pour le faire céder, il faut lui faire peur, lui donner le sentiment que vous êtes plus dangereux que lui, et que vous êtes en meilleure position que lui pour remporter la victoire. Pour la grande majorité des humains, et cela est paradoxal, le général se fondera sans en avoir conscience sur le comportement ennemi pour déterminer le vainqueur. Si vous adoptez un comportement offensif, que vous l'agressez, que vous prenez possession du terrain, l'ennemi, par prudence, reculera, entérinant sa défaite programmée, ou du moins sa retraite.

Sun Tzu: « Celui qui se défend montre que sa force est inadéquate, celui qui attaque qu'elle est abondante. »

C'est là qu'interviennent les quatre principes d'execution du plan, et particulièrement la vitesse. Si le harcèlement de l'ennemi est continu, il aura l'impression de subir une pression intenable et fera retraite, même si les deux armées sont en réalité de forces égales.
Pareillement, la persévérance et la determination confirmeront l'ennemi dans l'impression que vous aurez pris soin de lui donner, celle d'un commandant inflexible qui ne renonce jamais même au prix d'un carnage. Un homme dont le mental est plus faible que le vôtre, ou sur lequel vous avez pris l'ascendant, préférera faire retraite plutôt que de risquer l'anéantissement de son armée en luttant contre votre "armée indomptable, mieux équipée, et plus hargneuse que ses troupes" / "personnalité inflexible, tactique fondée sur l'agressivité et la rapidité"; la deuxième option étant inconsciente.

Sun Tzu: « Se rendre invincible dépend de soi, rendre à coup sûr l'ennemi vulnérable dépend de lui-même. »

Enfin, l'opportunisme est crucial dans un conflit indécis; j'y ajouterais l'audace et l'effet de surprise. Deux choses peuvent être totalement destructrices pour le moral aussi bien des hommes que du général: une manoeuvre completement imprévue et une manoeuvre incompréhensible de votre part. Destructrices parce que l'imprévu et l'incompréhensible font peur. Bien menées, des opérations de ce type en pleine bataille feront prendre peur à l'ennemi, qui aura tendance à prendre vos mouvements comme une menace bien plus dangereuse qu'elle ne l'est en réalité.

Il reste cependant important d'être lucide, et de s'en tenir à son plan initial, malgré les modifications toujours nécessaires que vous y apportez. Trop dévier de son plan disperse les troupes aussi bien que les objectifs, et se rendre compte que le front n'est plus qu'un total désordre dont vos objectifs principaux n'emergent plus que difficilement, voire plus du tout, peut être fatal pour le moral.
Un plan bien construit est donc crucial, et peut être salvateur si, au cours du combat, on prend la peine de le réétudier et de s'en souvenir. Le plan est le garant de la lucidité, un antidote anti-panique auquel il convient de se référer fréquemment afin de vérifier la qualité et la cohérence de ses décisions. Si il est possible, et même conseillé, de ne pas appliquer rigidement ledit plan, il est souvent opportun de vérifier que les décisions et ordres donnés en cours de bataille ne sont pas en complète contradiction avec le plan général.

Capacités requises pour mener à bien la seconde phase: Lucidité, improvisation, audace, détermination.

En conclusion:
Sun Tzu: « Les habiles guerriers ne trouvent pas plus de difficultés dans les combats; ils font en sorte de remporter la bataille après avoir créé les conditions appropriées.
Ils ont tout prévu; ils ont paré de leur part à toutes les éventualités. Ils savent la situation des ennemis, ils connaissent leurs forces, et n'ignorent point ce qu'ils peuvent faire et jusqu'où ils peuvent aller; la victoire est une suite naturelle de leur savoir.
Aussi les victoires remportées par un maître dans l'art de la guerre ne lui rapportaient ni la réputation de sage, ni le mérite d'homme de valeur. »

8
Malgré la tentative désastreuse d'humour dans le titre, ce topic a pour humble but de lancer des vocations :)
 Suite à un échange littéraire de très haut vol ( :siffle: ) avec Carlos, il m'est venu l'idée d'un concours de nouvelles. Chacun pourra écrire, en faisant appel à l'écrivain qui est en lui, sa contribution sur le thème choisi. On commentera, discutera, conseillera, pinaillera sur chaque mot et chaque virgule, et ce sera rigolo :P

 Suite à un essai de Carlos, le thème est: scène de confrontation lors d'une enquète policière de Miss Marple. L'élément imposé à integrer: un E.T. intervient dans le scénario.
 Afin de limiter un tantinet les productions, faites contenir le réçit en environ 4000 caractères, 3000 minimum, 5000 maximum ( si yen a 3001 ou 5002, on ira pas vous cogner non plus... ).

 Je commence, histoire de donner un exemple :rolleyes: Après, à vous de jouer.

Nouvelle 1
Citer
James monta avec lenteur les dernières marches du perron, et se retourna un instant pour jeter un regard sur l'ensemble de la propriété. Les ombres prenaient déjà possession du parc, chassant les ultimes lueurs rosées d'un astre dont les chaleurs d'automne laissaient déjà pressentir le froid hivernal. Au-dessus de la pineraie, les corbeaux se mouvaient en cercles sinistres. Le consciencieux majordome, délaissant des yeux les oiseaux de mauvaise augure, dénombra une fois de plus les tâches jardinières qui restaient à accomplir avant l'arrivée de la saison morte, puis haussa les épaules. Sa journée était achevée, ou presque.
 Avec l'attitude morne d'un homme prisonnier d'un quotidien sans surprise, il entra dans le manoir. Parcourant le dédale de couloirs de sa démarche lourde et sans energie, il se rendit à la cuisine, et pris le plateau qu'il avait préparé quelques heures auparavant. Il y ajouta quelques biscuits et une théière d'eau bouillante. Puis, il fit le chemin en sens inverse vers la petite bibliothèque de la demeure.
Arrivé devant la porte, il y frappa deux brefs coups, puis entra.


 La conversation s'interrompit brusquement lorsque quelque l'on frappa à la porte. Mary, l'acariâtre maîtresse de maison, eut un geste d'humeur en voyant entrer le domestique. Elle le rabroua durement pour son incorrection, bien que tous les convives présents l'aient entendu ordonner de servir le thé dans cette pièce à cette heure précise. Mais le majordome n'en avait apparement que faire; il sortit lentement sans même changer d'expression après avoir remplacé une ou deux bougies.
Miss Marple fit un mouvement de tête de satisfaction. Malgré sa politesse, elle n'aimait guère être interrompue alors qu'elle manoeuvrait pour placer les pièces de son developpement.
 Elle ne reprit pas immédiatement, préférant analyser à nouveau les huit personnes composant l'assistance qui lui faisait face. Mary, femme du défunt lord Plunkett dont le meurtre récent était l'objet de la soirée, s'était rassise dans son fauteuil en chintz favori, surchargé de broderies à l'image de son occupante, dont les traits vieillissants étaient couverts de bijoux et parures hors de prix. De part et d'autres de son fauteuils étaient assis tous ceux qu'elle avait réuni pour son traditionnel cérémonial de révélation. Tous avaient participés d'une manière ou d'une autre à l'enquête qui s'achevait. Milton, journaliste sans scrupule, agripait nerveusement son carnet et tentait de réfréner sa curiosité malsaine sans parvenir à cacher son impatience. O'connell, le bourgmestre, prêt à tous les mensonges pour preserver du scandale la petite ville voisine du manoir, croisait et recroisait les jambes sur un fauteuil inconfortablement luxueux. Quant à Lord Moreton, il toisait les autres membres de l'assistance avec la mine vertueuse du juste, l'air plus maître de lui.
 Alors que la luminosité baissait, la lueur vacillante des candélabres suffisait tout juste à garder la bibliothèque éclairée. Les larges étagères de bois foncé remplies de gros volumes poussiéreux donnait à la pièce un air majestueux, presque écrasant. Remplie de tables basses, tapis, fauteuils et bibelots, la salle bondée d'arabesques et de décorations aux motifs entrelacés donnait un irrépressible sentiment d'etouffement.

 Toute l'assistance sursauta lorsque Miss Marple toussota, comme pour rompre un silence pesant qui mettait tout le monde mal à l'aise. Sauf elle. C'était sa mise en scène. Son terrain. Ses révélations. Elle se mit lentement à parler. Nul besoin d'élever la voix; le respect de son monologue éclairant était religieux.

 Rapidement, les bouches devinrent béates. Accusé, Lord Moreton devenait livide, subissant l'assaut. Lorsque Miss Marple conclut, il était blême, presque recroquevillé dans son fauteuil sous les regards juges et choqués qui se tournaient vers lui. Puis, constatant qu'il était perdu, il abandonna son attitude de victime à une vitesse déconcertante.
 Il eut un ricanement rauque, rocailleux, presque inhumain.
« Presque, Miss Marple. Il ne manque qu'un détail à votre argumentation » dit-il dans un odieux sourire.
Mary Plunkett cria, O'connell se leva convulsivement. Miss Marple ne put même produire un son.

 James avait depuis longtemps la mauvaise habitude d'écouter aux portes. L'exposé de Miss Marple l'avait bouleversé autant que les autres. Mais rien n'aurait pu le préparer à l'éclair de lumière verte qui fit taire les cris horrifiés venant de la pièce, ni à la vue de tentacules disparaissants par la fenêtre vers l'obscurité du parc.
 Il y avait neuf morts dans la bibliothèque.

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Diplomacy / Diplomacy - Archives allemandes
« le: 01 août 2007 à 01:34:04 »
Eh bien je m'y met moi aussi, puisque c'est la mode et que c'est rigolo. C'est parti pour l'étalage commenté des missives que l'Allemagne a reçu/envoyé durant cette partie.

ETE 1900

Le début de partie allemand est crucial; comme tous les autres, me direz-vous, mais peut être dans des proportions encore plus grandes. En effet, l'Allemagne, avec l'Autriche, est la nation la plus exposée. Elle doit obligatoirement avoir des contacts avec l'Angleterre, la France, la Russie et l'Autriche Hongrie, sous peine d'être encerclée par des ennemis.

 Il s'agit donc, en attendant de définir de plans plus précis, d'engager des relations amicales avec le plus de nations possibles, le plus vite possible.
 Mais c'est l'Angleterre qui me prend de vitesse:

L'Angleterre à l'Allemagne  14/03/07  

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Au glorieux gouvernement allemand.

L'Angleterre se prépare aux conflits à venir et ne voit pas en l'Allemagne un ennemi potentiel. Nous aimerions conclure un accord de non agression voire une alliance. Nous demandons en échange de cette accord de nous laisser prendre dans un premier temps la Belgique, afin de pouvoir contrer plus aisément la dangereuse France.

Si vous acceptez de nous laisser la Belgique, les Pays Bas seront alors entièrement vôtres.

Sa majesté d'Angleterre.
La missive est banale, mais elle me donne déjà mauvaise impression. Trop courte, d'une part. Ensuite, et surtout, elle prétend obtenir la Belgique ( que je pourrais contester sans qu'on puisse me taxer d'excès d'ambition ) en "daignant" m'offrir les Pays Bas, que je suis en droit de considérer comme déjà miens.

L'Allemagne à l'Angleterre   15/03/07

Citer
A Sa majesté d'Angleterre.

L'Allemagne dorénavant unifiée n'éprouve pas le besoin d'éprouver sa nouvelle puissance sur la Grande Bretagne. Aussi, afin de s'assurer une paix prometteuse et une ère d'amitié et d'échanges commerciaux et culturels enrichissants, nous souhaitons accèder à votre demande et signer un traité de non-agression en échange du partage de la Belgique, qui reviendrait à l'Angleterre, et des Pays Bas que nous occuperions simultanément à votre avancée.

De plus, les événements des dernières décennies nous mettent en garde contre la belliqueuse France, qui tenta jadis de s'opposer à l'unité de notre gouvernement. Cette méfiance étant apparement commune à nos états, nous voudrions conclure une alliance defensive visant à une protection mutuelle de nos deux puissances contre une probable attaque francaise, et concretisant le lien familial de notre bien aimé Kaiser avec votre imposante lignée royale, à laquelle Son Altesse impériale est très attachée.

Une telle alliance comblerait sans aucun doute nos deux gouvernements, et garantirait la sécurité de nos deux peuples.

Son excellence le Chancelier de Prusse et d'Empire, par la volonté du Kaiser Guillaume II d'Allemagne.
Ne sachant pas encore quelle tournure va prendre la relation avec la France, je choisis cependant la prudence. Je préfère pouvoir choisir mes alliés dans le plus large éventail possible.


L'Allemagne à la France    15/03/07  

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Au gouvernement francais.

L'Allemagne, nouvellement unifiée, souhaite concretiser sa position géopolitique en établissant de solides relations avec ses voisins. Malgré les événements malheureux qui se sont produits ces dernières décennies, nous pensons qu'il serait judicieux pour nos deux puissances de nouer des liens, en faisant abstraction du passé et en créant de nouvelles bases.

En effet, un axe Paris-Berlin serait à même de faire face à toute menace ou coalition externe, et affirmerait sans aucun doute le rôle prépondérant de nos états sur la scène européenne.
Par conséquent, notre gouvernement a décidé de faire le premier pas vers la création d'un tel axe et sa consolidation, en soumettant à votre attention un pacte de non-agression.
La signature d'un tel traité, outre la paix bienvenue qu'elle assurerait à nos peuples, vous permettrait de vous étendre vers la péninsule ibérique sans crainte, alors qu'elle nous autoriserait la poursuite de nos ambitions au nord.

De plus, nous esperons que la conclusion de ce pacte sera la première pierre d'un édifice grandiose, dont le developpement nous assurerait également une protection mutuelle contre les visées continentales et impérialistes de l'Angleterre, dont l'armement croissant et les tendances belliqueuses nous préoccupent. Cette menace ne pesera que peu sur nos frontières si nous unissons nos forces. Ainsi, Son Altesse impériale compte bien que vous choisirez la voie de la raison en considérant notre offre.


Son excellence le Chancelier de Prusse et d'Empire, par la volonté du Kaiser Guillaume II d'Allemagne.
Même tactique, mais la sincerité est plus présente, tant le ton de la missive anglaise m'a déplu. Dans la foulée, je contacte la Russie, toute proche et puissante:


L'Allemagne à la Russie  16/03/07

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Au gouvernement russe.

L'Allemagne, nouvellement unifiée, souhaite affirmer sa position géopolitique en établissant de solides relations avec ses voisins. Depuis de nombreuses décennies, nos gouvernements entretiennent des relations amicales et soutenues. Nous pensons qu'il serait plus que temps de concrétiser ces rapports par un traité d'amitié entre l'Empire Allemand et l'Empire Russe.

Pour cela, Son Altesse impériale projette une alliance bilatérale, dont les termes exacts resteraient à définir, mais dont le but consisterait à s'assurer mutuellement un soutien defensif voire offensif contre les différentes menaces pesant sur nos deux pays.

Par malheur, la difficulté actuelle qu'éprouve nos ambassades à communiquer avec l'Autriche-Hongrie nous empêche d'effectuer des propositions concrètes de traité, car celui-ci pourrait bien dépendre de l'attitude que vous souhaitez adopter à l'égard des autrichiens, ainsi que de la nature de nos propres relations avec cette puissance; si nous souhaitions être agressifs envers elle, nous devrions négocier ensemble en conséquence, de la même manière qu'une attitude pacifique et cordiale, tout aussi envisageable et qui aurait pour le moment notre préférence, nous permettrait de remodeler conjointement un traité adapté à nos politiques.

Cependant, nous tenons à vous exprimer notre plus grand respect, et notre volonté de créer un axe Moscou-Berlin dont la puissance et l'influence pourrait faire frémir nos potentiels ennemis communs. Nous escomptons que votre célèbre habileté stratégique vous fera étudier et accepter notre offre et la signature d'un futur traité dont nos deux états tirerons de grands bénéfices, et vous promettons de vous recontacter quoi qu'il arrive dès que le dialogue avec le gouvernement austro-hongrois sera rétabli.


Son excellence le Chancelier de Prusse et d'Empire, par la volonté du Kaiser Guillaume II d'Allemagne.
L'autriche n'ayant pas encore trouvé joueur preneur, je me contente de prendre un contact que je souhaite amical, en attendant plus de précisions stratégiques. Dans tous les cas, je projete de m'en faire une alliée si possible, du moins au début. Sachant que son attention devrait se porter sur les Balkans, cela me paraît faisable sans faire de concession, ce qui m'arrange.
 De plus, j'espère voir se monter une alliance Russie-Autriche contre la Turquie, ce qui m'assurerait une tranquilité royale à moyen terme au nord et à l'est.


La France à l'Allemagne   17/03/07

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Cher casque à pointe,

Mon chien étant très mal dressé à rapporter le journal, c'est avec un délai encore plus grand que je recois votre petite bafouille. J'espère que vous m'excuserez du retard provoqué par cette saleté de Berger All...heu...d'epagneul breton.

je retiens de votre dernier mot doux la pensée qu'un pacte de non-aggression serait à même de vous satisfaire. Sachez que la chose ne me satisfait point MOI. La passivité et le sourire de facade echangés par delà nos frontières respectives ne seront pas de nature à assurer une paix durable entrecos deux nations.
La paix, je la souhaite tout comme vous mais ce n'est pas sans agir de part et d'autre que nous la préserverons. Qui n'est pas mon ami est mon ennemi comme je disais à Dédé au bistrot de l'Elysée l'autre soir. Je vous engage donc à pencher dans un sens ou dans un autre...
La perfide Albion et sa jarretière me font douces avances et des oeillades appuyées auxquelles j'ai pour l'instant donné suite de prudentes réponses.

préférant de loin la choucroute garnie au steak à la menthe, c'est avec grand plaisir que j'accepterai votre invitation, si vous la me voulez bien fournir. Nous echangerons ainsi, arrosé d'un de nos bons...heu...de VOS bons vins d'Alsace des propos tout militaires de façon à ce que le rose de mauvais gout passe bien vite de mode.

J'attend votre accord de principe pour des propositions beaucoup plus concrètes en vous rapellant que je ne saurais tolérer la neutralité dans cette affaire.

La France vous fait des gros bisous
La réponse tant attendue. Elle me plaît dans l'ensemble, mais me stresse un peu, tant la volonté francaise d'alliance concrète rend son ton... "énergique". Je m'empresse de faire passer la relation au stade supérieur:


L'Allemagne à la France   17/03/07

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Au gouvernement francais.

Il ressort de votre réponse qu'un seul pacte de non-agression ne vous suffirait pas. Vos intentions sont donc les mêmes que les nôtres; peut être nous etions-nous mal exprimé, mais il est également prévu dans nos projets de developper nos relations au-delà de ce simple pacte, que nous vous proposions en guise d'approche amicale.
Mais puisqu'il vous convient de mettre d'entrée de jeu du solide et du concret sur le tapis, tant mieux; nous ferons gagner un temps précieux au Kaiser.

Par conséquent, parlons affaires. Nous ne cachons pas nos visées militaires sur le Bénélux, mais nous supposons sans grand risque d'erreur qu'il entre également dans vos intentions d'occuper cette région. Nous vous proposons donc une alliance entre nos deux pays, defensive comme offensive, assortie d'une offre concrète: le partage de ces deux provinces de la façon qui nous conviendrait le mieux.
Autrement dit, nous acceptons de vous laisser occuper la Belgique en échange de votre assurance de ne pas contrarier la marche de notre armée vers les Pays Bas et de signer notre proposition d'alliance bilatérale, ce qui impliquerait la defense mutuelle de nos deux pays contre n'importe quelle attaque extérieure et l'aide offensive mutuelle si celle-ci est possible ( si le front est accessible pour nos deux armées ).

En tant que futur allié, nous nous permettons également de vous conseiller la méfiance envers l'Angleterre, dont les perfides oeillades appuyées et douces avances que vous évoquez se retrouvent aussi dans notre boîte au lettre impériale... L'humour britanique, peut être? Il nous est permis d'en douter.

Son excellence le Chancelier de Prusse et d'Empire, par la volonté du Kaiser Guillaume II d'Allemagne.
J'abandonne toute prétention sur la Belgique, intention que je n'avais pas de toute façon, pour gagner ( à ce moment-là, c'est du moins encore un espoir, même si déjà réaliste ) un allié fidèle, solide, et surement efficace; je n'aurai pas apprécié de partir à la conquête de l'Europe avec une forte Angleterre dans le dos.
 Dans le même temps, j'essaye de pourir au maximum la crédibilité de l'anglais auprès du francais, afin de m'assurer son soutien. Il m'apparaît clairement que dans le triangle, tout le monde se fait les yeux doux, et que les décisions cruciales sont déjà là.


La France à l'Allemagne   17/03/07

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La proposition d'amitié du Kaiser me comble de joie

C'est avec grande joie que j'ai lu votre proposition, si généreuse que j'ai honte de moi-même à la seule idée que votre plan puisse seulement voir le jour.
Vous qui êtes un fin stratège élevé dans les camps militaire à la dure et à coups de trique, vous n'êtes pas sans savoir que la hollande n'est qu'a quelques semaines de marche de vos forces tandis que la blegique est à plusieurs mois des miennes.
Bien que je puis mettre en route des forces suffisantes pour la contester à l'anglais et le prendre moi même, concevez que vous echanger ce que vous possèdez déjà contre ce que je n'ai pas encore...

L'accord,tel que vous le proposez est de beaucoup trop à mon avantage pour que je puisse l'accepter. Je n'oserai pas dire qu'il est suspect mais...

Ne connaissant pas le mouvement de vos autres glorieux corps d'armée, je ne puis juger des gains précis que vous ecomptez à la noel

donnez moi donc un plan détaillé, hypothétique bien sûr, de facon à ce que je puisse vous donner les miens et ainsi synchroniser nos forces pour créer une synergie capable de paralyser l'anglais sur son ilot

Car je m'en voudrai que mes propres gains excèdent les votres, ce qu'il apparait à une lecture rapide de votre proposition. J'agit là en toute honnéteté à votre egard

La France vous embrasse partout
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J'ai examiné entre un petit verre de Bordeaux et un bon Bourgogne, un plan commun, équitable, qui je le pense attirera toute l'attention du Kaiser.
Avant de vous livrer cette petite merveille, j'attends bien sûr sa réponse à ma dernière missive

La France vous fait des gros poutous
Aïe. J'ai été trop gentil, et c'est suspect. Mais c'est mieux que le contraire, et je vais m'expliquer de ce pas; l'alliance s'annonce bien, cependant.


L'Allemagne à la France   17/03/07

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Il est évident que la disposition actuelle de nos forces respectives permettrait à notre nation de prendre possession des Pays Bas plusieurs mois avant votre entrée en Belgique. Ceci posé, il est tout aussi évident que nous pourrions contester la Belgique à votre domination, sans encourir de grands risque pour notre propre sécurité.
Cependant, cela ne concorderait pas avec la forte volonté du Kaiser de fonder une solide amitié entre nos deux pays, volonté qui l'a conduit, avec mes humbles conseils, à vous soumettre cette proposition. De plus, face à la potentielle menace anglaise, il nous déplaîrait de disperser trop vite nos forces, et nous preferons obtenir votre soutien par cette opération dans laquelle nos deux puissances trouvent leur compte.
Aucun ordre n'a encore été donné à nos unités, mais nous comptons lancer notre flotte mouillant à Kiel à la conquête des Pays Bas, conquête que nous opererons de toute façon sans que personne puisse s'y opposer. Il est possible que nous accompagnions ce mouvement par un déplacement de notre armée de Munich en Rhénanie, qui nous permettrait de soutenir nos forces où les vôtres dans l'hypothèse d'une attaque anglaise et d'assurer notre position aux Pays Bas. Si le Kaiser décide d'ordonner cette opération, nous esperons toutefois que vous ne la prendrez pas comme une menace; elle ne serait qu'une sécurité suplémentaire, et ne vous mettrait en rien en danger. Au contraire, si elle est ordonnée, elle n'aura pour but que de vous soutenir.

Cependant, si vous avez un autre plan, le Kaiser sera ravi de le soumettre à son analyse et à mon humble opinion. Dans tous les cas, nous comptons également que vous nous ferez connaître vos futurs déplacements, afin que nous puissions nous y préparer et concevoir nos stratégies en conséquence.

Son excellence le Chancelier de Prusse et d'Empire, par la volonté du Kaiser Guillaume II d'Allemagne.
Je joue la franchise, ayant définitivement basculé vers l'alliance francaise. J'omet simplement la raison principale qui me pousse à dédaigner ainsi la Belgique; elle me fera gagner un allié important, me permettra de jouer un bon tour à l'anglais dont l'idée commence à me venir, et j'y gagnerais une efficace tête de pont alliée contre les roosbeefs :)

 A SUIVRE

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Forum Jeux de rôle PC/consoles / Metin 2
« le: 03 mai 2007 à 11:16:42 »
http://www.clubic.com/actualite-73209-metin-mmorpg-gratuit.html

 Un MMORPG gratuit pour cet été. Je n'avais jamais entendu parler de ca, je viens juste de le voir sur Clubic.
 Ca peut être marrant, faut voir...  Je trouve la gratuité sympa, mais du coup je me demande comment ils s'y retrouvent, les gens qui ont créé ca.

 Bon ben voila, c'était juste pour l'info :)

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Forum Jeux de rôle PC/consoles / Bounty Bay Online
« le: 06 avril 2007 à 12:34:14 »
Une fois n'est pas coutume, je créé un topic pour porter à votre attention ce mmorpg d'un style un peu atypique, du moins ai-je cru comprendre.

 Bounty Bay Online; il s'agit d'un jeu prenant place dans un contexte de Renaissance européenne ( XVème et XVIème siècles ), mais qui nous offre la possibilité de se déplacer aussi bien en Europe qu'en Afrique, Amérique, ou Asie.

 En gros, il suffit de créer un personnage. Puis, on se retrouve à la tête d'un vaisseau sur lequel on pourra parcourir les océans du monde et vivre de multiples aventures. Apparement la liberté est grande: on peut devenir pirate, corsaire, marchand, ou même investisseur, fermier, forgeron...  Tout cela avec un système de compétence qui me fait penser à celui de Morrowind.

 Il existe aussi des possibilités alléchantes de création de guildes avec les autres joueurs, lesquelles guildes permettront, pour les mieux organisées, d'écumer les mers, d'imposer sa domination aux autres, de contrôler le marché et l'économie internationale, voire même de prendre le contrôle de cités bien connues façon mafia ( imaginez, votre guilde fait ce qu'elle veut a Amsterdam, Lisbonne, ou même Pékin... ).

 Toutes ces possibilités théoriques ont quand un revers assez sérieux; les graphismes sont, il faut le dire, minables ( d'après le developpeur pour que tout le monde puisse y jouer correctement, et il est vrai que la config requise à l'air très très abordable ), ce qui complique quoi qu'on en dise l'envie de s'interesser de plus près au jeu.

 A part cela, et le fait que le jeu, qui sort en juin en France, n'a pas encore vraiment fait ses preuves, il m'a l'air tout de même assez interessant, plutôt original et imaginatif.
 Ambitieux dans l'idée quoi. Maintenant, il faut voir s'il l'est dans la réalisation, et si cela marche...

 Les infos de Clubic: http://www.clubic.com/test-jeux-video-8270-0-fiche-jeux.html

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Forum Jeux de rôle PC/consoles / Guild Wars: suite
« le: 06 mars 2007 à 11:10:08 »
Après le succès de Prophecies et de Factions, Nightfall à apparement été également une réussite ( je ne l'ai pas acheté pour manque de temps, d'argent, et de motivation après la chute de LS^^ ).

 Mais NCsoft prépare apparement du neuf: non seulement le troisème ad-on ( quatrième opus donc, 'faut suivre hein :) ), qui s'intitulerait Eye of the north, mais aussi un mysterieux Guild Wars 2...

 Peut être en saura-t-on un peu plus dans les prochains mois: voici la brève de Clubic:
http://www.clubic.com/actualite-70632-gdc-guild-wars-3e-addon.html

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Histoire en tique / La guerre de Trente Ans
« le: 19 février 2007 à 23:22:32 »
La guerre de Trente Ans



 La guerre de Trente Ans, qui mis l'Europe à feu et à sang au cours de la première moitié du 17ème siècle, fait sans contestation possible partie des plus grands conflits qui ont déchiré l'Europe dans l'histoire de l'humanité. Mal connue, cette guerre que l'on date généralement de 1618 à 1648 constitue un tournant de taille dans l'époque dite moderne, et une transition entre l'hégémonie espagnole et la prépondérance francaise., même si cette brutale période de passation des pouvoirs s'accompagna de désastres et de destructions. A la fin de la guerre, les pays bélligérents sont  pour la plupart épuisés; les territoires allemands, sur lesquels se déroulèrent la majeure partie des combats et qui ont le plus souffert, virent la population de leurs villes diminuer en moyenne d'un tiers, alors que les campagnes enregistrent approximativement une perte de population de 40%.
 Ces dizaines de millions de morts font écho aux dévastations dûes aux pillages, des villes comme des campagnes, et à une situation économique très peu enviable pour la plupart des états ayant participé aux combats.
 Il est difficile de résumer brièvement et clairement une telle guerre: procèdons donc avec méthode.


 Le contexte européen à la veille de la guerre


 Au début du 17ème siècle, la situation générale en Europe n'est pas excellente, au contraire. Les grandes puissances, bien que prestigieuses et toujours dominatrices, souffrent de divers maux, économiques, sociaux ou conflits internes.

 La France, alors assez peu puissante face aux autres grands états, sort tout juste d'une deuxième moitié de 16ème siècle déchirée par une guerre civile dévastatrice entre catholiques et protestants, que l'on appelle à l'echelle européenne les guerres de religions, et qui causeront tant de ravages. Le roi Henri IV, premier de la nouvelle dynastie des Bourbons, parvint cependant à s'imposer vers 1594 en se faisant sacrer à Chartres; Reims était alors aux mains de la Ligue, organisation catholique opposée à ce roi protestant de coeur.
 De 1600 à 1610 ( assassinat d'Henri IV ), assisté notamment du ministre Sully, le « bon roi » réussit à relancer une économie chancelante et déteriorée, remettant la France sur de bons rails. A sa mort, la reine Marie de Medicis, mère du futur roi Louis XIII, se fait confier la régence. Malgré son manque de compétence, et jusqu'à la prise de force du pouvoir de Louis, qui usa des armes contre sa mère, la France continua cependant à solidifier relativement son état.
 Mais à l'approche de la guerre, le pays, qui est régi par une administration très complexe et handicapé par des rebellions et des frondes nobilières, ne paraît pas encore en position de briguer le pouvoir en Europe; il ne jouera d'ailleurs pas tout de suite les premiers rôles dans la guerre, militairement du moins.

 L'Espagne, elle, est encore une puissance hégémonique en Europe. Le 16ème siècle fut l'âge d'or de sa domination, et même si le 17ème siècle va marquer son déclin, elle continue vers 1610-1620 à jouer le premier rôle diplomatiquement comme militairement, s'appuyant sur ses possessions en Amérique du Sud, sa flotte toujours conséquente malgré la défaite par contre les navires anglais de « l'invincible armada » en 1588, sous Philippe II qui dût ainsi abandonner ses projets d'invasion de l'île britannique. De plus, elle garde la première armée terrestre d'Europe, fondée sur la réputation d'invincibilité des tercios, carrés d'infanterie espagnole, et la terreur qu'ils inspirent sur les champs de bataille, image qui ne sera démentie qu'à la bataille de Rocroi gagnée par Condé pour la France.
 Pour l'heure, et même si Philippe IV au pouvoir se révèle être un roi assez faible et peu autoritaire, l'Espagne fait encore figure de colosse, dirigé par le ministre Olivarès.
 Mais ce colosse est souterrainement miné par une administration dispersée, bureaucratique et inefficace, ainsi que par l'autonomie trop marquée de ses regions et un manque d'unité flagrant, handicaps qui se révèleront être des pieds d'argiles...

 Le Saint Empire Romain Germanique, dont Voltaire dira plus tard avec raison qu'il n'était ni Saint, ni Romain, ni un Empire, est tout de même une grande puissance européenne.
 Son influence vient surtout de son grand prestige: l'Empereur est sensé être un grand pacificateur, suzerain de toutes les monarchies européennes et maître temporel de l'espace européen, quand le Pape est maître spirituel de la Chrétienté. Même si les relations sont entre la papauté et l'empereur très houleuses au début du 17ème siècle, elles sont considérées comme privilégiées.
Cependant, cette facade glorieuse cache de nombreux vices. Le pouvoir de l'Empereur est faible, contrarié par d'innombrables diètes, organisation parlementaires à la tête des villes impériales, avec lesquelles il doit négocier en permanence. L'administration est donc complexe, car les lois changent suivant les territoires, de la même façon qu'en Espagne. De plus, la hierarchie nobilière est extremement complexe.
 Cette monarchie elective, déchirée par des conflits luthériens/calvinistes-catholiques, est ouverte en théorie à toute candidature ( ce qui permet des prétentions impériales en Angleterre ou en France: Henri III tenta pendant son règne de soumettre sa candidature aux grands électeurs, sans aucun succès ), mais en pratique, ce sont les Habsbourg qui obtiennent invariablement le titre d'Empereur, même si, insistons là-dessus, son pouvoir est faible et essentiellement prestigieux de part sa grandeur passée.

 L'Angleterre est, elle, plutôt isolationniste, même si les dernières heures du règne d'Elizabeth Ière ( 1558-1603 ), dernière de la dynastie des Tudor, vit naître un regain d'interêt pour la colonisation et l'impérialisme. Après elle, Jacques VI d'Ecosse, marquant le début de la dynastie des Stuart, lui succède sous le nom de Jacques Ier d'Angleterre et continue sa politique extérieure prudente, marquée cependant d'un soutien financier aux Provinces Unies contre l'Espagne.

 Les Provinces Unies, qui font secession d'avec l'Espagne en 1581 en déclarant leur Indépendance, sont les sept provinces du nord et du centre des Pays Bas espagnols. Elles ne seront reconnues par l'Espagne qu'aux traités de Westphalieen 1648, et sont donc en guerre avec l'Espagne.
 En 1609, une trève de douze ans est déclarée entre Philippe II et les Provinces Unies, cessez-le-feu obtenu notamment par l'intermède de la France, dont le premier acte diplomatique d'importance sur la scène européenne est célébré comme une victoire.
 Peu après le début de la guerre de Trente Ans, en 1621, les combats reprennent de plus belle sans aucune concession d'un côté comme de l'autre; mais grâce à l'appui financier de l'Angleterre, qui veut toujours lutter contre l'hégémonie espagnole et son vieux rêve d'invasion, les Provinces Unies parviennent à resister et à demeurer une véritable épine dans le pied de Philippe IV.

 La Suède, quant à elle, officiellement protestante, obtient une alliance avec la France, qui sera beaucoup critiquée pour cela. Elle détient une bonne partie des côtes de la Baltique, et jouit d'une influence croissante et d'une armée bien organisée, alors que son roi Gustave-Adolph va se réveler l'un des génies militaires les plus performants de son époque...

 Vers 1618, les conflits entre catholiques ( divisés entre modérés ( gallicans ) et extremistes ( jésuites notamment ) ) et protestants ( eux-mêmes déchirés entre réforme calviniste et réforme luthérienne ) continuent d'aggraver le climat de tension régnant dans toute l'Europe; conflits dont la France subit encore les affres, malgré l'édit de Nantes signé en 1598 par Henri IV et accordant le droit aux protestants d'exercer leur culte sous conditions.
 Mais le Saint Empire Romaine Germanique est le lieu par excellence de toutes les querelles, et c'est  de ses terres que vont venir les multiples incidents qui conduiront à l'éclatement de la guerre.


 Les causes de la guerre

Ca risque d'être encore beaucoup plus long que ce que je pensais, c'est vraiment un gros conflit, bien compliqué comme on les aime... :)
Je completerais au fur et à mesure, ca prend beaucoup de temps tout ca, si on veut le faire bien ;)
N'hésitez pas à me faire des remarques, ou à me signaler des choses qui ne seraient pas claires ou que vous aimeriez voir développées un peu plus.

 Votre serviteur

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