Avanti!

Combat Mission: Fortress Italy… 

…derrière le rideau de Duce.

Je suis fasciste. Enfin je crois. Je n’en ai pris conscience qu’il y a fort peu de temps, tandis que je refusais avec autorité un second biscuit à mon fils.

Un sinistre voile de compréhension a alors subitement voilé son regard qui s’emplissait des larmes d’une déception immense. Il avait compris; il avait percé le masque et vu l’âme brune dissimulée en moi: j’étais un fasciste.

Les sanglots et hurlements qui suivirent n’avaient qu’une interprétation possible: mon fils faisait brutalement le deuil d’un père qu’il s’était jusque là figuré tolérant, progressiste, humaniste, démocrate, et qui lâchait les biscuits sur commande.

Mais non.

Et cet incident n’a fait que mettre chez moi en perspective d’autres indices de mon appétence profondément enfouie pour la marche au pas cadencé et le salut antique.

Ne considérais-je pas les colonnes de Buren comme une fumisterie « culturelle » ? Michel Drucker comme un exemple pour la jeunesse ? Les musiques actuelles comme des agressions du tympan ?

Si fait, je suis fasciste. Mince alors !

Pas esprit de corps et de révérence envers mes ancêtres idéologiques, je mettrai donc la pédale douce sur les vieilles vannes que j’avais pourtant préparé à l’adresse du peuple sale et poilu qui vit au delà des Alpes. Cette tempérance m’évitera pour une fois la réaction sur le forum d’hypothétiques descendants d’italiens, qui confondent trop facilement votre poche intérieure de veste avec la leur, ou votre voiture avec leur Vespa, et donnent l’impression de simuler un match de boxe lorsqu’ils discutent avec un compatriote à moins d’un mètre de distance.

J’éviterai toutefois de dire trop de bien de Mussolini, qui ne s’est jamais occupé de la pétillante jeunesse de son pays avec autant de zèle et de proximité que Berlusconi .

Bref, pour faire juste mesure, je me contenterai de vous pointer du doigt les dernières nouvelles du front de Sicile dans Combat Mission: Fortress Italy. Ave !

Combat Mission: Fortress Italy, le topikFight at Vallebruca (AAR)Battle for Borgo Cascino (AAR)Luogo di PBEM (rendez-vous du multijoueur) — Sondage: convocation aux « trois jours » — Demo de Fortress Italy

Combat Mission: Battle for Normandy débarque sur vos plages !

L’Eté le Plus Long.

« Moi qui ai vu en Normandie le débarquement des Alliés… »

On a beaucoup raillé Hervé Morin pour cette déclaration qui restera -à son grand dam- l’inaltérable point d’orgue de son éphémère claudication vers l’Elysée. Sa langue s’est agitée sous les transports de l’exaltation à évoquer nombre de ces fiers soldats qui servent maintenant de compost pour les champs de croix blanches…et elle a fourché.

On pardonnera cet honorable enthousiasme mais sans concession envers la vérité : il n’y était évidemment pas; je l’y aurais forcément vu.

C’est je crois la troisième fois que je mentionne le Débarquement de Normandie au hasard d’un billet. N’y voyez pas d’acte commémoratif obsessionnel, mon hommage habituel du 6 juin se réduisant traditionnellement à fumer une Camel en buvant un Calva, le cul assis sur un bretzel.

C’est pourtant le 6 juin 2012, en clin d’oeil à l’évènement, que j’ai fixé la date de début de publication de cette saga démesurée dont je vous disais deux mots la dernière fois. Un After Action Report, un rapport de bataille « Grand Ecran » sur Combat Mission: Battle for Normandy, à faire passer « Guerre et Paix » pour un modeste tract double-face.

J’avoue déjà prendre beaucoup de plaisir à seulement le rédiger et il ne sera qu’augmenté à me savoir lu par quelques hurluberlus qui y useraient leurs yeux entre deux aperçus de strings ondulants sur les plages.

Pour les lecteurs, cet été sera le plus long.

Réagir dans le forum Combat Mission, régler votre pacemaker pendant l’insoutenable attente.

 

Elle est à toi cette Chanson…

« Orcs Must Die » Par Jihcé.

 

L’Orc est à la fantasy ce que l’auvergnat est à la France : ce n’est pas tant sa présence récurrente qu’on lui reproche, mais plutôt sa tendance à se regrouper en bandes, voire en hordes (parfois ridiculement baptisées « Waaaagh »). La seule chose qui distingue réellement l’Orc de l’auvergnat, c’est son incapacité notoire à saisir la LICRA et autres empêcheurs de discriminer en rond.
D’où l’habitude des humains de massacrer ces pauvres créatures (je parle des Orcs, évidemment, laissons donc de côté les auvergnats si vous le voulez bien),  lesquels humains évoquent même l’excuse de tradition ininterrompue pour justifier ces massacres.

C’est donc de ces massacres en série qu’il est question dans « Orcs must die ! », où notre imbécile Héros aura fort à faire contre ces créatures, afin de protéger des « Failles » de l’invasion auverg.. orque. Heureusement, il aura à sa disposition toute une panoplie de pièges vicelards afin de protéger au mieux son territoire.
Le jeu se présente comme… [Lire la suite sur le forum]

 

D-Day !

Sous Combat Mission :Battle for Normandy, la plage

Make war for love.

Toujours Nanti de ces flammes de l’esprit qui crépitent avec ardeur et jettent des lueurs vivaces sur votre morne quotidien, je songeais que « D-Day » ferait très bien rangé sur une étagère à côté de l’heure-H, temps-T et ces autres redondances consonantes bien ordonnées.
Je songeais aussi qu’en partant de là, il n’était pas très étonnant qu’avec l’expression insensée « Point G », beaucoup puissent être déroutés par cette topographie déraisonnable -on ne dira toutefois pas sans « queue ni tête »- et que la majorité des femmes en soient légitimement pour leurs frais.

Je tenais là un argument solide à asséner au prochain moment opportun. il ne me restait plus qu’à travailler le ton sarcastique et la posture vaniteuse qui iraient avec.

Avec ce 6 juin s’achève l’anniversaire du « jour le plus long » pour reprendre la célèbre expression de Rommel; Le 67ème anniversaire. « 67 » n’est certes pas un chiffre joli et rond mais supporte très bien la comparaison avec d’autres comme « 69 », obscur et fourbe ou « 51 », qui manque de sobriété .

Je trouve que l’occasion est trop bonne de vous remettre une nouvelle couche de Combat Mission : Battle for Normandy avec le poids de l’histoire et la mémoire des hommes sacrifiés ce jour à vous balancer dans le bec au cas où vous feriez mine de vous plaindre.
D’autant qu’avec une nouvelle section découpée dans un treillis neuf et de beaux posts sur le forum, vous ne seriez vraiment pas gentil de manifester un seul zeste de lassitude. Go, Go, Go !

Combat Mission : Battle for Normandy

Carlos Ambush !

Prendre en main le jeu sans migraine.

La volonté d’ascension sociale est une valeur à peu près communément partagée par chez nous, surtout chez ceux qui ont pour voisin le propriétaire d’une conjointe blonde et sculpturale qui semble fournie dans la boîte à gant d’une grosse et cossue cylindrée allemande.
(les vingt derniers mots de la phrase que vous venez de lire peuvent être inversés comme bon vous semble, indice que tout est lié chez les gens biens).
L’actualité aidant, on sent toutefois poindre chez les puissants de ce Monde un respect discret mais bien réel pour les moins bien lotis, presque une main tendue.  Ainsi, notre président lui-même peine à dissimuler sa bienveillante commisération pour les tenants d’une profession probablement bientôt promise à l’élévation et opportunément qualifiée de « personnel d’étage ». L’intitulé était quasi prophétique.
Dans l’autre cage de l’ascenseur, celle vouée aux abîmes par la loi du balancier, on trouvera attendrissant que les puissants puissent arborer une mine aussi défaite et contrite qu’un maladroit voleur à l’étalage.

Il existe toutefois des façons statistiquement plus sûres de grimper dans la hiérarchie que débouler chez un inconnu l’aspirateur à la main. Parmi celles là, très probablement, c’est devenir l’auteur d’un bon gros article en forme de ticket pour la postérité, avec déluge de pétales de rose en bundle.

On n’ira pas chercher plus loin mon intention en vous proposant un tutoriel illustré de « Road to Berlin » pour l’excellent Combat Mission : Battle for Normandy avec des illustrations roulées sur les aisselles, de la blagounette Carambar Premium et un tas de commentaires qui suintent l’intelligence comme un cochon sous l’effort.

Pour un peu, Il ne manquerait qu’une Kate Bush en Pin-up pour égayer tout ça.

Road to Berlin pour les nulsCombat Mission : Battle for Normandy sur les forums.

Made in Normandie

Battlefront débarque Combat Mission : Battle for Normandy en mai

Collaborateur français en tenue de camouflage « bocage normand »

Les chroniques de juin 1944 accordent bien peu d’attention à ceux qui agitèrent les bocages normands en marge des grandes manœuvres du débarquement.

Le bassin et le ventre jetés en avant dans un déhanché viril et décomplexé -sensé inspirer le respect à la gente bovine-, les joues rubicondes, l’accent animé par une mâchoire qu’on croirait pleine des galets du Mont Saint Michel, le « pimpant » du paysan normand n’a pas suffit à lui assurer une légitime notoriété en tant que figure incontournable de ce fameux évènement de la seconde guerre mondiale.

Dans l’historiographie occidentale et anglo-saxonne en particulier, un climat assez  net de défiance réciproque existait entre le normand et ses « libérateurs ». A titre de symbole, si les français retiennent le terme de « Débarquement », les Histoires américaine et anglaise se sont entendus sur le mot « invasion » pour qualifier le 6 juin 1944.

Des différences de choix sémantiques qui en disent long sur la méfiance des américains à l’endroit d’un peuple non moins suspicieux envers des individus qui déclinent -même poliment- une seconde lampée d’alcool de pomme.
Stone et Charden ont depuis bien tenté de rabibocher l’autochtone et le soldat d’outre mer en commettant « Made in Normandie« , une œuvre musicale subtile à mi-chemin entre hommage vibrant aux combattants de la liberté et ode paillarde aux fornications champêtres.
Rien n’y a fait cependant; quelques anecdotes rapportant que certaines normandes ont tenté d’abattre des soldats américains en fuyant avec leur a(lle)mant ont laissé une impression mitigée à nos sauveurs. Pourtant, il n’est pas si anormal d’imaginer que certaines jeunes femmes se soient décidées à presser la détente avant que, selon la tradition, un américain enivré par la victoire ne les tire.

La guerre fût en Normandie sans galanterie ni courtoisie, à l’image des bombes alliées qui tombèrent sur Caen sans y être invitées.

Démo de Combat Mission : Battle for Normandy probablement cette semaine avant celle du jeu, vers la mi mai 2011.

Combat Mission : Battle for Normandy sur les forums Esprits.net

Tremblez !

…Devant Shogun 2 : Total War

Une série qui vacille ?

« Tremblez ! » : Un titre de billet qui se veut vigoureux et prometteur,  et un clin d’œil d’un goût douteux à des récents et sinistres évènements, qui ont toutefois la courtoisie de se dérouler sous des méridiens où je ne projette pas de passer mes prochaines vacances.

J’ai beau me frictionner avec ardeur les parties les plus ludérogènes de mon intimité, c’est à peu près tout le tonus que je parviens à dégoter à l’occasion de la sortie de Shogun 2:  Total War ce 15 mars 2011. C’est finalement bien pauvre et ambivalent pour une série qui en fît jadis frissonner beaucoup.

La sortie de Shogun 2, c’est un peu ce sempiternel changement à Chatelet pour le métro Saint-Michel, qu’on exécute mécaniquement chaque midi pour becqueter un jambon-beurre à l’endroit précis où on le fait depuis des années, sans trop savoir pourquoi. Puisqu’il n’existe pas à ma connaissance d’atavisme reconnu aux consommateurs de sandwich bon marché, ce doit être la simple force hypnotique de l’habitude.

Les tests précoces du jeu demeurent bons, recyclent les éloges déjà attribués aux anciens et vous promettent que sur les points décriés, Créative Assembly fait -enfin- amende honorable. Je l’acheterai et y jouerai… La force de l’habitude vous dis-je. Y trouverai-je plus de beurre cette fois ?

Shogun 2 sur Esprit

 

Le blues des bleus

« Scourge of War : Gettysburg » – Tutorial de brigade

Présentation vidéo – 2ème partie – Tutorial de brigade 1/3 par Kalliser

Seconde partie du feuilleton consacré à Scourge of War : Getttysburg divisée elle même en trois parties (près de 45 minutes de vidéo commentées au total), roulées sous les aisselles par Kalliser.Le prochain épisode sera consacré au tutorial de division.

Tutorial de brigade 2/3 — Tutorial de brigade 3/3

Courge de Bataille : Guettysbourg

« Scourge of War : Gettysburg » : Le wargame qui a bougrement besoin d’un traducteur.

Présentation vidéo – 1ère partie- Par Kalliser

Il est de ces jours étranges, comme aujourd’hui, où il est difficile de soupçonner qu’on trouvera l’occasion  d’évoquer « Général Lee » et « Shérif fait-moi peur ! » sans passer pour un blaireau.  Des jours rares où l’on se prend à tirer du grenier le carton des « Tuniques Bleues » pour y retrouver l’album dans lequel Blutch rassemble assez de courage pour tirer dans le dos de Chesterfield.

Des jours où l’on se sent assez doux et compréhensif pour mater Patrick Swayze sans gémir comme un ours agonisant. Des jours comme ça, où des « revenants » comme Kalliser tirent  subitement de leurs cartouchière une vidéo rare de qualité d’un titre alléchant : « Scourge of War : Gettysburg ».

Première partie d’un feuilleton en bleu et gris, qui sent la poudre.

Scourge of War : Gettysburg sur EspritSite du developpeurdémo

La piste aux étoiles

Starcraft II est-il un jeu ?

Ça plane pour moi.

Si Plastic Bertrand n’est pas l’interprète de ses chansons, comment peut-on continuer à penser que des choses réputées inaltérables et insoupçonnables ne sont finalement pas toujours vouées aux griffes de la méfiance ; que le serpent pernicieux du doute s’insinue dans les certitudes les plus compactes ?

Fort de cette première fissure dans le puissant édifice, j’ai saisi l’opportunité dès hier soir de jurer que, malgré les évidentes apparentes, non,  je n’étais nullement à l’origine de ces poils pubiens coincés dans le siphon de la baignoire. Je poursuivais, chaud comme un poêle sibérien, en argumentant qu’on pouvait tout aussi bien prétendre à bon droit que le père de Charlotte Gainsbourg est Charlotte Rampling plutôt qu’un quelconque Serge., qui partage de façon louche et ostentatoire le même patronyme.
Après une série d’autres suspicions du même acabit, La discussion s’est enfin achevée en ces termes :
– « Tu savais que Plastic Bertrand n’a jamais chanté « Ça plane pour moi » ? On le sait parce que l’interprète à l’accent ch’ti, les experts le disent »
– « Mais pourtant, Plastic Bertrand est Belge ! »
– « Ah bon….mais …es-tu sûre que tu ne le confonds pas avec Jacques Brel Chérie ? »
– « Connard »dit-elle en alliant le geste à la parole.

Toutefois, il existe encore parmi toutes ces choses des phénomènes habituels, attendus, telle l’impeccable finition de Starcraft II dans les mains expertes de Blizzard.

Starcraft II sur Esprit.