Zoner dans sa tête le soir du réveillon

 

Il n’existe pas une foultitude de méthodes pour éclabousser les convives de votre intelligence un soir comme celui un réveillon de noël. Il y a bien le genre de méthode qui nécessite la consultation des pages de votre dictionnaire les moins ternies par l’usage, à la recherche de quelques mots abscons, que vous tenterez la peur au ventre et sans bredouiller, de replacer à bon escient et lorsque vous serez assuré que tous le monde vous écoute. Des méthodes assez dangereuses si vous vous y prenez après l’apéritif, où transformer « Superfétatoire » en gargouillis d’ivrogne vous promet au contraire d’être « oublié » par vos proches noël prochain.

De mon côté, je préfère de loin me badigeonner tout seul de mes traits d’esprit, en tout égoïsme, quitte à passer pour un crétin auprès des personnes qui me verraient glousser seul à mes propres et silencieuses absurdités. Rien  n’égale en effet à mes yeux les joies qu’on trouve dans les associations d’idées débridées, où « talonnette » cotoie « Elysée » en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Pygmée ».

La psychanalyse utilise les associations d’idées à des fins thérapeutiques.  Rorschach s’est aussi rendu fameux avec son test d’associations, consistant à repérer un papillon dans une tâche d’encre représentant votre mère sectionnant avec un sécateur une paire de cerises. Si vous trouvez le papillon, notez que vous économisez plusieurs séances, ce qui est plutôt sympathique si vous ne bénéficiez pas d’une bonne mutuelle santé.

Laisser dériver son esprit à la quête d’associations d’idées réussies réclame néanmoins une certaine dose d’expérience. Pour vous y aider, il vous faut libérer votre esprit de toute contrainte. Le truc consiste à se mettre dans la disposition mentale d’un type qui urine dans ses toilettes sans le moindre égard ni scrupule pour les bords de la cuvette. Je ne sais pas pour vous, mais, c’est le genre d’analogie qui me parle à moi.

Mes facultés intellectuelles probablement parasitées par la fréquentation excessive de blogs ukrainiens, je persistais jusqu’ici à associer « Glace », »Beauté » et « immersion » à Natacha vautrée nue sur une peau d’ours blanc.

Natacha, ne me hait point, maintenant je songe à Skyrim.

Elle est à toi cette Chanson…

« Orcs Must Die » Par Jihcé.

 

L’Orc est à la fantasy ce que l’auvergnat est à la France : ce n’est pas tant sa présence récurrente qu’on lui reproche, mais plutôt sa tendance à se regrouper en bandes, voire en hordes (parfois ridiculement baptisées « Waaaagh »). La seule chose qui distingue réellement l’Orc de l’auvergnat, c’est son incapacité notoire à saisir la LICRA et autres empêcheurs de discriminer en rond.
D’où l’habitude des humains de massacrer ces pauvres créatures (je parle des Orcs, évidemment, laissons donc de côté les auvergnats si vous le voulez bien),  lesquels humains évoquent même l’excuse de tradition ininterrompue pour justifier ces massacres.

C’est donc de ces massacres en série qu’il est question dans « Orcs must die ! », où notre imbécile Héros aura fort à faire contre ces créatures, afin de protéger des « Failles » de l’invasion auverg.. orque. Heureusement, il aura à sa disposition toute une panoplie de pièges vicelards afin de protéger au mieux son territoire.
Le jeu se présente comme… [Lire la suite sur le forum]

 

Limbo

Du noir et du blanc, un croquis minimaliste : tels sont les ingrédients d’un aller-simple pour les limbes.

Les limbes dans la religion catholique étaient une zone floue, marginale, réputée intermédiaire entre Enfer et Paradis. Ce lieu, qualitativement proche du terrain vague, recueillait les âmes des enfants morts avant le baptême. Une région tempérée en somme, qu’on devait probablement pouvoir parcourir en sandalettes de plage.

Si on tenait pour vrai que tous les enfants précocement décédés pouvaient voir s’ouvrir les portes de cette zone , çà prouverait qu’en plus de distribuer des passeports pour l’éternité, la religion se montrerait également capable d’ouvrir une porte de congélateur.

Au sujet des Limbes, il convient toutefois d’user de l’imparfait puisqu’en 2007, l’Église catholique romaine s’est  repenchée sur le sort de cette jeunesse infortunée, quoique d’une façon moins récréative que la pratique du traditionnel touche-pipi dans les sacristies.

L’Église conclut cette année là qu’il existe des « raisons théologiques et liturgiques d’espérer que les enfants qui meurent sans baptême puissent être sauvés et conduits à la béatitude éternelle ». En Français non-Nazaréeniste, cela signifie qu’apu les Limbes, basta, exit, en fait ça n’existe pas, circulez.
Une volte-face qui vient -comme s’il en manquait- apporter de l’eau au moulin de la mode exécrable de l’enfant-Roi, désormais gratifié d’un ticket classe affaire pour le Salut qui leur est cédé sans une seule fois cotiser à l’Unédic. Il y a franchement des coups de martinet qui se perdent.

Mais alors, si les limbes n’assurent plus le service d’équarrissage des jeunes dépouilles sous le bon prétexte qu’elles n’existent probablement pas et si leur accès au Paradis ne relève que de l’espérance…Nous ne sommes finalement plus très sûr de la destination de ces chères têtes blondes et refroidies. Alors. Où sont ces enfants morts ? Où Diable les entrepose t’on ?

La réponse à cette question vous est peut-être de peu d’importance mais à titre personnel, cela m’angoisse fort. voilà en effet maintenant quatre ans que je peine à me débarrasser d’une sombre appréhension à chaque fois que je fiche un coup de bêche au fond de mon jardin.

Limbo sur les forums d’Esprits.net

Gare là Daddy, y’a Dalida !

Ya du soleil et des cadavres…

On va s’en bouffer jusque là.

Bien avant que Romero s’accroche au thème avec la vigueur qu’un clebs pervers met à entreprendre un mollet bien galbé, le Zombie apparaît pour la première fois en 1932 au cinéma dans «  White Zombie « . L’immense Bela Lugosi y incarne un étrange maître de plantation d’Haïti, capable de dominer les esprits de victimes laissées pour mortes, enterrées dans un état comateux.

Originellement, Le zombie apparait donc comme un être privé de conscience sous l’emprise d’un sorcier Vaudou. Ça n’est qu’un peu plus tard qu’on en fera un cadavre ambulant, à l’instar du Vampire -dont Lugosi fût d’ailleurs l’inoubliable figure des années 30 en endossant la cape de Dracula.

Très présent dans le genre fantastique hollywoodien, je n’ai par contre pas connaissance que le personnage du Zombie ait fait florès dans le cinéma Français, alors que le jeu facial de Jean Lefebvre lui avait pourtant depuis longtemps préparé le terrain.
Tout d’abord lent et gauche, privé de discernement, possédé « en vie » ou post-mortem, on peut observer des variations récentes de la créature dans le cinéma.
Auparavant impassible, son visage s’anime maintenant plus souvent de la clarté sombre de la haine. Il est à présent habité d’une agressivité vigoureuse et démoniaque. Les Zombies survoltés de « Left For Dead » ou « Dead Island » ne sont ainsi plus ceux de « Shawn of The Dead« , lequel conserve une approche relativement traditionnelle de la créature et en renforce même l’apathie.

La seconde évolution tient à l’origine de la métamorphose ou « Zombification » qui glisse subtilement dans l’histoire des causes magiques ou religieuses à celles de la maladie, de l’infection. Ainsi, sortilèges et malédictions -peurs d’hier- sont bousculées en coulisses par la terreur contemporaine : Celle de la pandémie.

Les épidémiologues nous prédisent le retour d’un phénomène comparable à la Peste Noire – sous une forme ou une autre-  et la grippe H1N1 n’en aurait été qu’un précurseur en forme de pétard mouillé pour le coup.

Les Créatures de « 28 jours plus tard » ou celles de « Je suis une légende » peuvent-elles encore être désignées par le terme de « Zombies » ? Le combat sémantique est déjà d’arrière-garde puisque, dans un consensus populaire, ils représentent les nouvelles formes de ce qu’on appelle encore des « films de zombies », ajoutant à la confusion du terme.

Pour l’heure, ce sont les zombies de  Dead Island qui reviennent à la vie par le biais du très beau Trailer que vous visionnerez au dessus.

Le Topic Dead Island sur Esprits.net

Décès ordinaires

Mafia II en démo

Ouverture de séance du séminaire sur les risques quotidiens : aujourd’hui, les pépins de raisin.

A chaque méridien ses accidents domestiques. Loin des casseroles bouillantes et de la toxicité des produits ménagers de chez nous, au Pakistan, ce sont les rivières qui ont tendance à s’inviter dans votre cuisine si vous avez la folie d’y séjourner pour du rab’ de café. En thailande, la belle mer s’invite dans le salon. En chine, c’est plutôt le plafond sur votre Calebasse.

De tous les pays où on s’invente des façons balotes de casser sa pipe, c’est en Sicile et dans certains quartiers américains qu’on trouve probablement les accidents domestiques les plus singuliers : On y déplore un taux inaccoutumé de bétonnières aux abords casse-gueules ; une proportion exceptionnelle de coffres de voitures dans lesquels il est trop facile de trébucher : lorsque ce n’est pas l’usage malencontreux de pelles défectueuses qui enterrent vivants leurs maladroits utilisateurs !

Face à ces dangers qui vous guettent tapis dans l’ombre, restez prudents. Capitonnez les issues avant de soigneusement vous calfeutrer pour essayer Mafia II !

Mafia II sur EspritLien vers la démo

Red is Dead Redemption

He’s Back !

Il y a parfois des moments maudits de l’existence où l’on est incapable de tirer un bon mot, une belle idée, une gracieuse idiotie d’un bon terreau culturel. C’est le cas cette semaine du western. Voilà en effet des jours que je m’échine à tirer en vain une belle substance des si riches et bariolées images de John Ford, des moites amoralités  de Sergio Léone, des thèmes intemporels d’Ennio Morricone ou encore des pastiches des westerns spaghettis de Marcel Gotlib.

Wayne, Eastwood, Wallach, Van Cleef, Bronson, Fonda, Mac Queen, Coburn et tant d’autres devaient bien à eux tous parvenir à m’inspirer un beau billet abondant en héroisme, en sueur, en plumes et en wouwouwouwouwou (ceux qui ont répondu en « choubidoubidou wap » se sont plantés)

Illustrer sur le blog Red Dead Redemption, fameux GTA au Far west, devait donc en d’autres termes s’avérer facile, pouvoir être accompli sans trop se fouler la calebasse.
Mais non, en vain, il m’a donc fallu trouver une bêtise ailleurs…et j’en suis profondément désolé.

Red Dead Redemption sur Esprit.

Pratiques solitaires

Borderlands, le plaisir à plusieurs.

Mad Max a la classe.

Généralement infesté de traumatismes juvéniles, caquelon bouillonnant d’une psychologie riche et perverse, le Héros Solitaire traverse les pages et les scènes d’innombrables œuvres d’une démarche animale et nuancée.

A l’instar de Perceval le Gallois, de Marlowe ou de Bernie, Mad Max est de ces figures fameuses et archétypales du héros solitaire, vénérées des auteurs de fictions torturées.

Il est un reflet de chacun, le miroir de l’excellence et l’illustration du terrifiant abandon maternel primitif. Il fascine, il insuffle admiration et compassion.

Après, s’agissant de Max, Lorsqu’on sera fatigué de nourrir des considérations métaphysiques sur la pauvreté de son tissu social et écheveau complexe de ses pensées…On ne trouvera finalement en lui qu’un type à l’hygiène douteuse qui ne dédaigne pas de se couvrir de cuir dans l’obscurité des garages, d’astiquer les joints de culasse, de tripoter les pots d’échappement ou d’être absorbé par le siphonnage rythmique de jerricans récalcitrants.

Probablement est-ce pour éviter les dérives de cette sorte, compagnes des solitudes prolongées; que Le Borderlands de Gearbox vous propose l’expérience coopérative à quatre, dans la fraicheur sèche de son univers post-apocalyptique.

Borderlands vaut décidément le crochet d’un Interceptor.

Borderlands sur Esprit

Un Might & Magic extraordinaire sur DS

Qui aurait pu imaginer qu’un M&M pourrait voir le jour sur DS, se retrouver sous la forme d’un Puzzle Rpg et faire un sans faute ?

M&M DS est une vraie réussite, sans complexe, sans défaut, il vous rend addict immédiatement vous interdisant d’éteindre votre DS alors qu’il est 3h du mat, que demain vous travaillez et que ça fait 3 nuits que vous ne dormez que 4h…

En vous couchant épuisé vous en arrivez même à espérer un incident bloquant votre RER afin de vous permettre de jouer encore !!

Créatures M&M DS

Un, must have à commenter sur  Esprits


Sale Gamine

Un avis sur F.E.A.R. 2 -Project Origin.

A quel âge peut-on estimer qu’une sale gamine devient une adolescente insupportable ? Où se situe dans le temps la frontière ténue qui, sans en changer la nature, fera d’elle ce que ses pairs et ses soupirants nomment finalement une « femme épanouie » ?

Il est à coup sûr un moment crucial et fondateur où la fillette, friande de décapiter ses poupées, trouve bientôt plus amusant chez les garçons de les faire tourner.

Il en est même certaines qui, très tôt accordées à l’autre sexe, sont fiérotes de chuchoter au professeur de catéchisme qu’elles ont su lire entre les lignes La Genèse, révélée en partageant une pomme d’amour au bal populaire.

Les moins hardies et les moins jolies se contenteront de passer de la balançoire de loisir à la délation de plaisir.

Et parmi toutes les sales gamines de la terre, il en est au moins une qui ne craint pas le martinet parental et se fait un délice de le faire claquer: Alma.

FEAR 2 sur Esprits.netAlma en liveFear Away

L’Homme de Rio

Just Cause 2, le GTA-like sexy.

Jean-Paul Belmondo tétraplégique !

…Ou peut-être même est-il mort. Je n’en sais en fait rien, pour ne pas être coutumier de la lecture de Paris-Match, dans lequel je ne vois qu’un ersatz  commode des  produits hygiéniques traditionnellement oubliés  de la  liste de commission.

S’il est encore de ce monde, imaginez bien la paume de ma main pressée contre ma bouche entrouverte, lâchant un « oups » sonore qui souligne mon légitime embarras. Le même qu’on se sentira obligé de ressentir lorsque, après avoir demandé des nouvelles de son héritage, on réalise de façon abrupte que le chirurgien se félicitait de la réussite inespérée du triple pontage de papa.

Mort ou vivant, c’est quoiqu’il en soit bien en figure  paralytique qu’on doit maintenant se souvenir de lui, nonobstant son engagement physique et ses cabrioles courageuses à l’époque du cinéma de grand-papa.
Just Cause, et son successeur Just Cause 2 renvoient celui qui fût l’Homme de Rio au rang de rééducateur en Centre de Long Séjour. Et si vous arrivez à vous figurer ce qu’aurait pu être l’agent 47 élevé à Ibiza, vous aurez une bonne mesure de l’envergure de Rico, notre nouvel héros…et de la dose de fun contenue dans ce titre prévu pour le printemps 2010.

Just Cause 2 : TrailerGameplay commentéGameplay vertical.