Archives pour janvier 2009

Un pont d’or et de sang pour une petite princesse.

La Terreur : Dure Éthique.

Parmi les anomalies troublantes des statistiques sanitaires de l’année 2005, il en est une, jamais parfaitement élucidée, qui rapprocha de façon imprévisible deux populations aux embarras auparavant distincts.
Il y eut en effet, pendant quelques mois qui ont clos cette année là, une frange jeune, bien nourrie et pétante de santé qui eût le triste et pénible honneur d’enregistrer des occurrences d’incontinence stupéfiantes.
On a même craint un moment que la grogne des résidents les plus conservateurs des Centre de Long Séjour puisse ébranler la bienveillance inter-générationnelle de nos sociétés solidaires. Nombreux sont ceux là qui bougonnaient déjà contre une atteinte au « principe d’Identité, ainsi qu’à la spécificité réservée d’un de  leurs dernier mode d’expression ». C’était un kidnapping Identitaire, un honteux rapt plagiaire.
L’anomalie fît cependant long feu et quelques mois plus tard, ceux chez qui la révolte couvait purent à nouveau se réserver, à eux seuls, les joies espiègles -et communicatives aux personnels soignants- de leurs anciennes habitudes.
Il ne reste plus guère aujourd’hui de cet évènement, chez certains jeunes gens aujourd’hui parents d’une gracieuse petite fille, qu’un léger pincement au cœur et une angoisse fugace lorsqu’ils surprennent le regard fixe et incommodant de leur petite princesse, qui refuse obstinément la cuillère d’huile de foie de morue.

F.E.A.R est sorti le 17 octobre 2005.

Éteignez les lumières et préparez-vous pour F.E.A.R. 2, le 13 février 2009. Vos mouchoirs n’y suffiront pas.

Démo de F.E.A.R. 2

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 Aspirateur de talent

Raid sur Bégonia IV

Il ne faut pas davantage qu’un concept chiadé, exploité par un bon gameplay, pour faire d’un simple jeu une expérience magique. L’aphorisme est un peu facile, mais je vous accorde qu’il n’est pas dénué d’élégance; je me permets d’ailleurs de vous en remercier.
Il revient surtout trop souvent, par l’action de raccourcis logiques douteux et spécieux à vanter les productions indépendantes au détriment de celles, souvent moins audacieuses, sorties des cuisses des gros studios.
On ne pourra pas nier que les moyens sont dévolus à certains plutôt qu’à d’autres. Mais l’Intelligence,  elle,  est bien universellement répartie entre tous ceux qui ne fréquentent ni casernes, ni stades de foot.

Cela étant posé, nous avons tout de même une affection particulière pour les petites productions sur Esprit,  tout comme on s’extasie devant les gazouillis espiègles et naïfs d’un enfant contrefait, dont on devine par expérience les sombres perspectives d’avenir auprès de la gente de l’autre sexe.
C’est Nikau qui se colle ce coup-ci à nous présenter une « petite » création étonnamment gracieuse, épurée, atmosphérique : Celle de Dyson, qui aurait probablement séduit Mirabellebenou si elle avait été moins jolie.
« un plan fragile mais rapide et puissant sera symbolisé par un petit corps avec deux gros pétales et un grand pistil » . C’est un des principes de Dyson: l’avoir deviné vous rapportera un point. Ceux qui ont crié « Spore » n’en marquent qu’un demi. Quant à ceux qui ont imaginé le script d’une œuvre printanière de Max Pecas, ça ne m’étonne qu’à moitié de vous, tiens !

Dyson sur Esprits.netDyson, le siteL’image à laquelle vous avez échappé.

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Une invitation au souvenir…

 …et au voyage.

Les œuvres d’imagination se nourrissent d’une frontière floue, d’une marge épaisse mais qu’il est pourtant difficile de délimiter, entre le réel et l’impossible. Elles érigent l’improbable comme vérité et tracent avec la complicité du spectateur, ou du lecteur, une limite de croyance déplacée au-delà des certitudes du quotidien.
Le genre « Fantastique »  particulièrement, s’attache d’abord à déplier une toile de fond nécessairement conforme au Connu. Le glissement fantastique tient le plus souvent en l’apparition d’un élément étranger, un ingrédient bizarre, un zeste incongru; et c’est à l’auteur de s’assurer et de convaincre, pour nous emporter dans son univers, de la cohérence de son impossible composition.

L’enfance, l’adolescence et jusqu’au seuil de l’âge adulte me semblent être les terreaux les plus fertiles  à la maturation définitive d’une sensibilité aux œuvres de ce genre. Et je ne peux pas envisager que la lecture de Comics n’aient pas eu jadis une influence sur certains adultes -aujourd’hui vieillards- d’avoir  un regard particulier sur leur existence. Beaucoup plus proche de nous, il faudra sans doute encore quelques années pour juger si Harry Potter mérite de se ranger aux côtés du Seigneur des anneaux où d’autres fresques majeures.

A titre personnel, durant ma propre adolescence et aujourd’hui encore, peu d’œuvres et peu d’expériences de jeu m’auront autant marqué que la lecture des textes-souvent- et jouer -trop peu malheureusement- à Rêve de Dragon.
Un statut rare et privilégié dans mon esprit qui justifiera je l’espère à vos yeux, la lecture d’une présentation de son univers onirique.

Rêve de Dragon : Une invitation au voyageLa chimère aux milles rêves (fansite)l’image à laquelle vous avez échappé.

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