Archives pour février 2008
La Dernière Séance de Sir Peter Molyneux

Lorsque les mois passent et bientôt les années, Aussi insignifiantes que fussent les tentations initiales, celles-ci finissent par dévorer l’esprit qui les ressasse sans cesse. La bénigne habitude devient manie, la tendance devient véritable obsession.
La mienne, délicieusement macabre, cornera probablement la complaisante image dorée que d’aucuns veulent bien me fabriquer. Car j’exhume les jeux comme les cadavres raidis sur lesquels des vers sémillants s’aventurent.
Ce n’était au départ qu’un goût inoffensif pour de gros pixels et des couleurs passées. A présent, la vue du ventre rose et charnu d’un petit dernier sitôt sorti du ventre de son éditeur me fiche littéralement la nausée.
Ah oui ! Que j’aime ces jeux disparus qui n’ont pas eu l’heur de trouver le public qu’ils méritaient de leur vivant et pouvoir leur donner enfin la chance de trouver audience par delà les ténèbres ! Si J’avais vécu alors, j’aurais voulu être Bossuet dans l’extase de ses oraisons mais je ne serai aujourd’hui qu’un Eddy Mitchell, le corps enfoncé dans les sièges douillet des salles obscures de la « Dernière Séance ».
Vous imposer si brutalement le souvenir des Mardis soirs familiaux de naguère, n’est pas cette fois-ci pour évoquer la compagnie féminine dont le sieur Eddy aimait s’entourer mais bien pour vous parler Cinéma.
Et celui fixé sur la pellicule il y a quelques années par Sir Molyneux vaut assurément le détour. Sorti en 2005, The Movies n’a su conquérir son public malgré la sulfureuse renommée de son créateur et ce « Dernier Cinoche de Molyneux » est une perle qui grossit injustement la pile des obscurs nanars ludiques des années écoulées.
Avant de reléguer dans les abîmes d’où j’ai l’outrecuidance de le tirer, ce jeu dont je fais la promotion trois ans trop tard, songez simplement que c’est l’apanage des jeux communs de vous séduire à leur sortie, mais combien d’entre eux vous feront encore verser une larme nostalgique et béate trois ans après ?
The Movies est de ceux là.
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Esprits.net fête son premier anniversaire…et sans doute beaucoup d’autres
Dès le sortir des entrailles maternelles, le petit être humain force déjà le respect tant est pharaonique la masse d’excrétions dont il gratifie son environnement.
A l’âge d’un an toutefois, son corps flasque s’anoblit et son Esprit doucement S’éveille. Le langage succède alors aux gazouillis et s’il le fait malheureusement plus vite qu’il maitrise ses sens, bébé découvre la fantastique vigueur de son organe vocal.
Cet âge est aussi celui où parfois déjà il s’invente lui-même, où son reflet acquiert un sens narcissique. Il devient individu, sujet, il existe enfin et se forge une identité.
Bébé vit une époque de conquête et d’expériences merveilleuses. De longues années le séparent encore de la tranchée grouillante où celui-ci, au sortir de l’adolescence, atteindra l’âge héroïque qui l’autorise à être fauché par l’obus anonyme d’une guerre probable dont il se défiera pathétiquement, les yeux mouillés, en hurlant: « Maman ! »
Mais ce jour, ce n’est pas encore pour ce jouvenceau incontinent l’heure du bilan, pas plus qu’il n’est question pour Esprits.net de le faire à l’occasion de son premier anniversaire.
Du reste, est-ce bien son premier anniversaire ?
Les plus anciens vous diront qu’Esprit est déjà un vieil enfant, qui faillit bien être emporté par une tumeur maligne, sous les yeux même de ses parents, il y a un an, justement. Ces jours funestes où rien n’était et pouvait ne rien devenir, Criminel les décrivait ainsi le 9 février 2007 :
« Cela fait vraiment plaisir de voir que des anciens tentent de remonter quelque chose et qu’ils étaient attachés à Esprit. Même si mon investissement n’était plus à la hauteur de ce qu’il avait été, je suivais le site de près. Esprits.net était l’aboutissement d’une aventure longue, très longue.
Benou m’a choppé au détour d’un forum et m’a demandé de venir donner mon avis sur le renouveau possible du site. Je n’ai que mon grand âge et ma passion des jeux vidéo comme légitimité, mais je prends le risque.
L’idée qui a toujours sous tendue la création de tous nos sites, c’est qu’il existait (La suite…)
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Universtotalwar.fr succède à Totalwar.fr

Le matin même du départ du boucher de la rue Talouard, les rumeurs allaient déjà bon train entre les clients fidèles qui se pressaient contre le rideau baissé. Celui qui les années fastes comme celles de disette apostrophait le chaland d’une voix de stentor qui faisait trembler sa moustache n’avait en effet donné à personne ni signal, ni raison à son étrange et imprévisible disparition.
Les badauds incontinents qui martelaient le pavé ce funeste matin ne manquaient cependant pas de verve pour lui en trouver.
Les plus modérés évoquaient une probable et bénigne toux hivernale. D’autres murmuraient que ce pouvait être une fuite prudente car, disait-on parfois, la composition des terrines était dernièrement des plus suspectes. Chez de rares mais parmi les plus gouailleurs, on affirmait sans honte qu’il était notoire que le tenancier fût suspect d’odieuses pratiques professionnelles à l’image, du reste, de ses mœurs sexuelles dissolues.
On lança même l’idée d’un meurtre crapuleux.
Certains s’avisèrent bien vite à ces mots de parcourir en sens inverse le chemin jusqu’à la sécurité de leurs foyers, comme si l’assassin même fût à leurs trousses. Mentalement, on se promettait toutefois de revenir le lendemain.
Mais l’échoppe n’ouvrit pas le lendemain, ni le jour suivant, ni aucun de ceux se succédèrent jusqu’à l’hiver…
La superette locale profita longtemps de cette situation et nombreux sont ceux qui finirent par acquiescer au nouvel ordre des choses en susurrant « on n’arrête pas le progrès »
Mais depuis peu, un étrange petit bonhomme chargé de pots de peinture descend quotidiennement la rue Talouard, s’arrête devant la vielle boucherie et entreprend en sifflotant et d’une main vigoureuse d’en rafraichir la devanture. Les anciens n’osent piper mot mais observent à travers leurs persiennes ce mystérieux manège
Aujourd’hui même, le rideau de fer s’est levé. Devant un nouvel étal et vêtu d’une blouse immaculé, ce même petit bonhomme se tient droit, les deux mains posées sur ses hanches et balance son regard bleu et franc de part et d’autre de la rue. Sa bonne mine et ses joues rubicondes arborent un sourire malicieux.
La rue Talouard a un nouveau boucher.
Universtotalwar.fr
La section Total War sur Esprit
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Ceci n’est pas une publicité pour le championnat de Formule Dé.

La publicité est une grande dévoreuse d’esprits fragiles, et aussi sûrement qu’une vétéran des rubans d’asphalte, elle emporte la volonté des âmes consommatrices indécises.
Cette bougresse s’infiltre, s’immisce et racole jusqu’en des recoins de votre pensée dont vous ne soupçonnez l’existence. Elle n’a de cesse de vous caresser l’égo afin d’alléger votre portefeuille Vuitton -méfiez-vous des contrefaçons- de son maigre contenu. Il ne reste qu’à vous inventer la vie qui va avec, car elle est déjà partout et en toute occasion.
Une chose certaine est qu’elle et moi n’avons décidément pas les mêmes valeurs. Refuser la publicité sur Esprits, ça n’est qu’appliquer le bon sens près de chez vous. De cette position de principe, n’imaginez donc pas qu’un malandrin puisse profiter d’un insignifiant privilège pour honteusement promouvoir ses jeux favoris. Que ce jeu soit Formule Dé, qui vous procure des sensations pures, ou un autre, n’y changera rien. Que le propos soit de l’importance d’un prochain Championnat Esprits, pas davantage.
Criez, hurler ou sanglotez que Formule Dé, c’est de la Dynamite, vous n’aurez rien d’autre de nous qu’un sourire poli et compatissant.
Nous vous rappellerons alors que Formule Dé, nous vous en avons parlé il y a quinze jours seulement et ce serait faire deux-en-un que de l’évoquer à nouveau…
Après, si vous êtes curieux, libre à vous d’y faire un tour et de vous inscrire pour le championnat…parce qu’il le vaut bien.
Ce billet est publié par nos soins, Ne pas jeter sur la voie publique, merci.
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Le multijoueur sur Esprits.net

Jeanne d’Arc détroussée aux Puces de Clignancourt
Qui croira encore qu’au plus fort des chaleurs estivales, ceux qui exhibent le contenu moisi de leur grenier espèrent la fortune à bon Marché ?
Vides-greniers, Puces, brocantes saupoudrent alors les hameaux et campent jusqu’aux coeurs des plus grises métropoles. Tous affichent ce même visage bigarré de parasols multicolores et de nappes sur lesquelles s’étendent des masses hétéroclites d’objets de provenances et d’usages incertains.
Dans le coeur de ces lieux où le Saint Graal se troquerait contre un 33 tours de Tino Rossi, rares sont ceux qui cherchent fortune d’argent.
Au mieux espère-t’on l’objet rare ou la résurgence de vieux souvenirs. Dans les cas les plus courants, on y flâne simplement, on s’y amuse, on s’y rencontre, on y échange.
Esprits.net est un peu à cette image et lorsque certains se trouvent une passion commune, ils n’hésitent plus à se rassembler et pratiquer leur loisir en ligne ou par E-Mail.
Lieu de rencontre Multijoueur pour American Civil War, Combat Mission, Dawn Of War, Diplomacy, Formule Dé, Freespace, Homeworld 2, Supreme Commander ou encore Theatre Of War, Esprits.net et son équipe de rédaction se sont mobilisés au pas cadencé pour vous présenter à nouveau et sur un Topic unique, ces jeux sur lesquels se défient les membres.
L’objectif que nous poursuivons est que d’une manière plus claire et fluide, le nouvel arrivant et le visiteur ponctuel puissent savoir vers qui se tourner s’ils désirent des conseils ou se trouver des partenaires de jeu. Certains jeux étant totalement gratuits, ce serait pour cette raison supplémentaire dommage de se priver.
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