Archives pour août 2007
Si Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc se pare d’un patronyme qui exhorte à outrager la noblesse, ce n’est pourtant pas pour cette coquetterie lexicale que l’aristocratie possédante le haïssait le plus.
Théoricien de l’art Gothique et architecte à la commission des monuments historiques au XIXème siècle, il résume ainsi son crédo « Restaurer un édifice, ce n’est pas l’entretenir, le réparer ou le refaire, c’est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné ». Nombreuses sont donc les structures qui menaçaient ruines et par sa grâce restaurées, qui subissent les « outrages » audacieux et avant-gardistes de ce précursseur de l’Art Nouveau.
Pierrefonds et son escalier à vis, création très probablement originale de Viollet-le-Duc, offre par exemple aujourd’hui un visage que son bâtisseur originel n’aurait très certainement jamais même envisagé dans ses pires cauchemars lewisCarollien.
Mais pour les passionnés d’Histoire et de jeu, de Médiéval II Total war et ses mods ou de jeu de rôle grandeur nature en particuliers, Viollet-le-Duc se révèle être, bien malgré lui j’imagine, le créateur d’une source d’informations textuelles et inconographiques dont l’exhaustivité n’a jamais été égalée un siècle et demi plus tard.
Si la justesse du « Dictionnaire raisonné du mobilier français de l’époque carolingienne à la Renaissance » souffre aujourd’hui sur plusieurs points des avancées de la recherche archéologique, il demeure sur de nombreux autres et dans son ensemble une référence inconstestée en matière d’équipement, d’armes et d’ustensiles médiévaux.

Pensez même que les milliers de pages de cette oeuvre vous tendent les bras en toute gratuité…et je vous imagine déjà coiffer le haubert et porter la lance, pour profiter de la suite de cet article sur notre forum !
La passion de l’Histoire et celle du jeu possèdent tant de passerelles que bien souvent l’amateur de l’un est incité à pousser la porte de l’autre. Très bientôt ( et Ze Cid est déjà à son métier à tisser ) de nouveaux articles spécifiquement destinés à mieux connaître le XVIIIème Siècle d’Empire Total War vont fleurir les parterres de la section Histoire, qui se dote déjà d’un Index mis à jour…
A très bientôt donc !
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Publié par Nitouche dans Musique
Esprits.net n’a pas l’ambition moisie de n’être le porte parole que d’une seule passion. Et cette fois, comme As de coeur à la banane, c’est lui qui s’y colle.
Non content de manier sur nos Forums les mots comme Salvador Dali la planche à repasser, cet être étrange cultive depuis tout petit une attirance suspecte pour les personnes de petites tailles. Et As, son credo à lui, c’est …. La Musique.
Il est particulièrement désopilant de se moquer des névrotiques dans son genre, n’empèche que pour le Concert de Prince à Londres, lui, il y était ; et il à même cassé sa CB pour se rendre à l’Aftershow V.I.P. … du coup il a pris un arrêt maladie.
Tout frais payés par Esprits.net….Osez entrer avec lui dans le campement d’Eté de Prince -vingt et un jours à Londres- Explorez la moindre étape de son fantastique parcours initiatique car Prince sait bien cacher ses secrets.
Un Eurostar, un Hôtel, Un Cab, un Chapeau, un Whooper, un Concert, un Aftershow. Que demander de plus ? A la réflexion si…manquait l’extension « M2TW Kingdoms » dispo dans les bacs.

Prince sur le net :
3121, Calhoun Square, Schkopi.com, Wikipédia
As de Coeur & Nitouche
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Cette nouvelle vient de tomber sur le pont et elle sent fort la sardine fraîche et les embruns. Après moult conjectures et espoirs peut-être aujourd’hui brisés, ni le thème ni le titre du prochain Total War ne sont encore un secret. Empire: Total War, millésimé XVIIIème Siècle, est le nom de ce petit matelot à la figure avenante et au pompon froufrouteux dont l’embarquement est prévu pour 2008.
C’est évidemment l’introduction du combat naval en 3D, crié à corps et à cris par les aficionados, qui forcera le plus l’attention.
Manoeuvre, engagement au canon et enfin l’abordage avec éviscération au sabre clair nourriront enfin les histoires flamboyantes des veillées triomphantes arrosées d’alcool de canne.

Outre que le terrain de jeu s’ouvre largement sur le monde des amériques emplumées jusqu’aux Indes épicées, les luttes coloniales intercontinentales, la guerre d’indépendance américaine et de nouveau éléments de Gameplay viendront rendre compte, nous promet t’on, des spécificités du combat et du commerce à cette époque…
C’est donc la mine caressée par la brise atlantique, les jambes arquées sur le pont oscillant et la main moite sur le sabre que nous accueillons les informations heure par heure sur le sujet consacré dans notre forum. Les traductions du communiqué de SEGA et celle d’une interview de l’équipe de développement s’y trouvent déjà.
Scriba part dès demain en éclaireur à Leipzig pour la Game convention et c’est sans penser à son intégrité physique qu’il nous ramènera de nouvelles informations sur ce nouvel opus, dusse t’il expirer, tel le coureur de Marathon, sitôt sa mission accomplie ( ce que d’aucuns espèrent… )
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La sagesse populaire, jamais à court d’aphorismes qui fleurent bon les senteurs agricoles, nous affirme que c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe. Mais lorsque qu’un Bavarois en casque à pointe, un janissaire enturbanné et un Berrichon en képi rouge, animés d’intentions mortelles, vous y plongeront la tête , soyez certain que personne ne vous entendra le crier !
Diplomacy, jeu de plateau et de négociation, n’a en près de cinquante années d’existence jamais démenti sa légitime notoriété.
Ce n’est qu’à l’appréciation de sa bonne bouille encore juvénile qu’on hésitera à le placer aux côtés des vénérables Échecs ou du jeu de Go.
D’ailleurs, cette hâtive comparaison donnera sans doute une fausse opinion sur la nature de Diplomacy à ceux qui ignorent encore tout de ce monument ludique.
Jeu de conversation, de conviction, de bluff, de roublardise et de trahison par excellence, Diplomacy, lorsqu’il est joué à sept vous ensorcelle et vous environne immédiatement du charme ancestral des relations épistolaires entre nations du début du siècle dernier.
Diplomacy vous grise et vous ennivre… et dans les instants d’emportement qui vous procure, vous n’aurez que de méprisables pensées pour ses puériles copies, tel Risk, qui est à son grand frère ce que la chicorée est au Grand Cru Colombien.
Une horde d’émotions s’immisce, se répand et investit durablement la psychologie du malheureux qui s’y laisse prendre. On attribue aussi bien à sa pratique l’extinction d’amitiés autrefois solides que…des cas de divorces !
Vous trouverez sur esprits.net une présentation de ce jeu et dans la section qui lui est consacrée, quelques exemples du « jeu épistolaire » qui, de bonne grâce, happe l’attention de tous les joueurs.
Pour les curieux, le lien Wikipédia qui va bien et le site qu’il est beau pour jouer en ligne. A ceux qui ne l’auraient pas encore saisi, je rappelle que la pratique de Diplomacy est totalement gratuite et ne nécessite pas de télécharger un quelconque programme.
A noter sur votre petit calepin que deux parties online vont, dès la mi-septembre, animer nos pages.
Une place reste à prendre !
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L’adepte désabusé des jeunes filles graciles à la cuisse légère, le Chantre des piécettes dorées et trébuchantes n’en est certes pas à son coup d’essai : Voilà bientôt deux ans que le petit jeu sympathique dont il est la triste figure de prou a vu le jour pour bien vite retomber dans l’oubli. Triste époque pour les ménestrels…
Fuyant ces heures sombres vouées à la débauche et l’alcool, boudé de tous, c’est donc à présent pour un prix modique -que dis-je ? quasi donné- que The Bard’s Tale vous envoutera de sa mélodie sarcastique, immorale, grossière, pétillante, navrante et profondément jouissive…
A l’heure où Obispo fourbit peut-être depuis son antre nauséabonde un prochain disque, il vous reste -Béni soit le Barde !- encore une chance de préserver vos esgourdes de sa sirupeuse litanie.
Alors, faites un beau geste : essayez The Bard’s Tale même si le Barde, pour l’avoir côtoyé quelque peu, ne vous le rendra sûrement pas !
L’article sur le forum
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Comme à son habitude, l’excellent site Overgame a rédigé hier un article qui propose un état des lieux de la polémique Resident evil 5. Si vous n’êtes pas au courant de cette polémique, c’est que vous avez une vie sociale, soyez donc rassuré.
Il y a quelques jours, CAPCOM a mis sur le Net le trailer de son prochain jeu, Resident Evil 5. Ce cinquième opus de la série vous met à nouveaux en présence de zombis qu’il va falloir dégommer à tours de bras. La nouveauté ? Cette fois le jeu se déroule en Afrique et les zombies sont….noirs.
Dés la sortie du trailer de nombreux commentaires annonçaient déjà la probable polémique sur la vision quelque peu orientée que donnait le film des africains. Il faut bien reconnaître, et c’est ce que fait trés bien Overgame, que certaines images mettent mal à l’aise si on les met en résonnance avec des sujets tels que le SIDA en Afrique ou le Darfour.
Marketing bien orchestré ? Polémique inutile ? Véritable raison de s’inquièter de la banalisation des images violentes ? Chacun se fera sa propre opinion sur la question, et c’est bien ce qui, pour ma part, me glace le sang à chaque fois.
C’est une des constantes du Net : dés qu’un article apparaît pour annoncer un jeu, présenter une image ou une vidéo, dans la seconde qui suit, un nombre toujours plus grands de visiteurs donne son avis. Avis qui la plupart du temps n’a aucun intérêt, mais qui se veut très tranché, très sentencieux voire, condescendant.
Lorsque c’est pour « dénoncer » un jeu dont le commentateur sait déjà qu’il sera mauvais et fait tomber sa sentence de consommateurs avertis, c’est plutôt drôle.
Mais lorsque c’est pour réagir à des articles comme celui d’Overgame sur Resident Evil 5 c’est pathétique, affligeant et inquiétant.
Morceaux choisis :
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