Zoner dans sa tête le soir du réveillon

 

Il n’existe pas une foultitude de méthodes pour éclabousser les convives de votre intelligence un soir comme celui un réveillon de noël. Il y a bien le genre de méthode qui nécessite la consultation des pages de votre dictionnaire les moins ternies par l’usage, à la recherche de quelques mots abscons, que vous tenterez la peur au ventre et sans bredouiller, de replacer à bon escient et lorsque vous serez assuré que tous le monde vous écoute. Des méthodes assez dangereuses si vous vous y prenez après l’apéritif, où transformer « Superfétatoire » en gargouillis d’ivrogne vous promet au contraire d’être « oublié » par vos proches noël prochain.

De mon côté, je préfère de loin me badigeonner tout seul de mes traits d’esprit, en tout égoïsme, quitte à passer pour un crétin auprès des personnes qui me verraient glousser seul à mes propres et silencieuses absurdités. Rien  n’égale en effet à mes yeux les joies qu’on trouve dans les associations d’idées débridées, où « talonnette » cotoie « Elysée » en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Pygmée ».

La psychanalyse utilise les associations d’idées à des fins thérapeutiques.  Rorschach s’est aussi rendu fameux avec son test d’associations, consistant à repérer un papillon dans une tâche d’encre représentant votre mère sectionnant avec un sécateur une paire de cerises. Si vous trouvez le papillon, notez que vous économisez plusieurs séances, ce qui est plutôt sympathique si vous ne bénéficiez pas d’une bonne mutuelle santé.

Laisser dériver son esprit à la quête d’associations d’idées réussies réclame néanmoins une certaine dose d’expérience. Pour vous y aider, il vous faut libérer votre esprit de toute contrainte. Le truc consiste à se mettre dans la disposition mentale d’un type qui urine dans ses toilettes sans le moindre égard ni scrupule pour les bords de la cuvette. Je ne sais pas pour vous, mais, c’est le genre d’analogie qui me parle à moi.

Mes facultés intellectuelles probablement parasitées par la fréquentation excessive de blogs ukrainiens, je persistais jusqu’ici à associer « Glace », »Beauté » et « immersion » à Natacha vautrée nue sur une peau d’ours blanc.

Natacha, ne me hait point, maintenant je songe à Skyrim.

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