Le crépuscule du jeu

Aurora, le 4X « à la Benou »

Dracula (1931) Uncut

En matière de jeu comme en amour et beaucoup d’autres sujets, il n’existe pas qu’un seul chemin vers le plaisir. Les joueurs les plus nombreux empruntent les grandes voies empierrées ,  sur des itinéraires reconnus et praticables, qui ont fait depuis longtemps la preuve de leur sûreté.

Il existe aussi des chemins champêtres moins fameux, dont certains constituent d’adorables variantes, et d’autres s’abîment en ravines ou s’enlisent en tourbières et en marais glauques.

Enfin, le joueur original pourra trouver quelques tracés sinueux dont il est facile de perdre la trace.  Ces raidillons courent à travers les terrains malaisés,  serpentent dans les rudes vallons et franchissent des cols durement escarpés.

Aurora est un de ces petits chemins improbables vers le bonheur, à l’usage de ceux qui considèrent Excel comme la forme d’art la plus pure et accèdent à l’extase en y insérant leurs propres formules.

Si la faculté d’abstraction est indissociable de toute pratique ludique, peu de jeux ne l’ont jamais véhiculé à un aussi haut niveau.

Aurora sur Esprits.net

Laisser un commentaire