Plus personne ne veut rire…

Un billet en provenance de Wiwizik, le blog avec un bonnet à grelot, une décapotable jaune et un auto-radio…par Wiwi.

Hier, je me promenais dans le rayon BD de mon fournisseur habituel à la recherche d’un « truc plutôt rigolo » et plutôt qui venait de sortir y-a pas longtemps. Je dois reconnaître que j’ai lamentablement échoué et que je me suis retrouvé avec Maus de Art Spielgelman dans les mains. On a pas forcément envie de rigoler tous les jours.

Khalil Gibran disait de la joie et de la tristesse : Ensemble elles viennent, et quand l’une est assise seule avec vous à votre table, souvenez vous que l’autre dort dans votre lit.

Alors direction Luke et son dernier album paru il y a quelques petits mois déjà pour un léger coup de spleen et de mélancolie. Fini de rire montre la voie (voix ?) dès le premier titre :

Je regarde le monde
Chercher un sens à la vie
Autant chercher un nombre
Dans l’infini

Luke, qui sort son 4ème album studio depuis leurs débuts en 1998,  n’a pas cédé à la facilité (comme a pu le faire récemment un groupe comme Elista) et continue à produire une pop certes mélodique mais jamais légère. On sent toujours un arrière-plan musical nuageux, parfois sombre. Comme un clair obscur permanent à la recherche d’un équilibre improbable.

J’aime parfois à penser que ce genre de groupe fait partie des résistants de l’ombre, de ceux qui ne font pas du vent devant le miroir médiatoc et qui me rassure sur ma condition d’être humain qui essaye tant bien que mal d’être autre chose qu’un robot…

Ils m’ont donné le regard d’un autre œil
Pour voir plus loin que le ciel
Je suis un robot
[…]
Mais je veux vivre
Même à en souffrir
Avoir une ombre derrière le dos
Je veux lui plaire
Me mettre à terre
Sentir de l’eau sur ma peau

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