Gare là Daddy, y’a Dalida !

Ya du soleil et des cadavres…

On va s’en bouffer jusque là.

Bien avant que Romero s’accroche au thème avec la vigueur qu’un clebs pervers met à entreprendre un mollet bien galbé, le Zombie apparaît pour la première fois en 1932 au cinéma dans «  White Zombie « . L’immense Bela Lugosi y incarne un étrange maître de plantation d’Haïti, capable de dominer les esprits de victimes laissées pour mortes, enterrées dans un état comateux.

Originellement, Le zombie apparait donc comme un être privé de conscience sous l’emprise d’un sorcier Vaudou. Ça n’est qu’un peu plus tard qu’on en fera un cadavre ambulant, à l’instar du Vampire -dont Lugosi fût d’ailleurs l’inoubliable figure des années 30 en endossant la cape de Dracula.

Très présent dans le genre fantastique hollywoodien, je n’ai par contre pas connaissance que le personnage du Zombie ait fait florès dans le cinéma Français, alors que le jeu facial de Jean Lefebvre lui avait pourtant depuis longtemps préparé le terrain.
Tout d’abord lent et gauche, privé de discernement, possédé « en vie » ou post-mortem, on peut observer des variations récentes de la créature dans le cinéma.
Auparavant impassible, son visage s’anime maintenant plus souvent de la clarté sombre de la haine. Il est à présent habité d’une agressivité vigoureuse et démoniaque. Les Zombies survoltés de « Left For Dead » ou « Dead Island » ne sont ainsi plus ceux de « Shawn of The Dead« , lequel conserve une approche relativement traditionnelle de la créature et en renforce même l’apathie.

La seconde évolution tient à l’origine de la métamorphose ou « Zombification » qui glisse subtilement dans l’histoire des causes magiques ou religieuses à celles de la maladie, de l’infection. Ainsi, sortilèges et malédictions -peurs d’hier- sont bousculées en coulisses par la terreur contemporaine : Celle de la pandémie.

Les épidémiologues nous prédisent le retour d’un phénomène comparable à la Peste Noire – sous une forme ou une autre-  et la grippe H1N1 n’en aurait été qu’un précurseur en forme de pétard mouillé pour le coup.

Les Créatures de « 28 jours plus tard » ou celles de « Je suis une légende » peuvent-elles encore être désignées par le terme de « Zombies » ? Le combat sémantique est déjà d’arrière-garde puisque, dans un consensus populaire, ils représentent les nouvelles formes de ce qu’on appelle encore des « films de zombies », ajoutant à la confusion du terme.

Pour l’heure, ce sont les zombies de  Dead Island qui reviennent à la vie par le biais du très beau Trailer que vous visionnerez au dessus.

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