Pratiques solitaires

Pratiques solitaires

Borderlands, le plaisir à plusieurs.

Mad Max a la classe.

Généralement infesté de traumatismes juvéniles, caquelon bouillonnant d’une psychologie riche et perverse, le Héros Solitaire traverse les pages et les scènes d’innombrables œuvres d’une démarche animale et nuancée.

A l’instar de Perceval le Gallois, de Marlowe ou de Bernie, Mad Max est de ces figures fameuses et archétypales du héros solitaire, vénérées des auteurs de fictions torturées.

Il est un reflet de chacun, le miroir de l’excellence et l’illustration du terrifiant abandon maternel primitif. Il fascine, il insuffle admiration et compassion.

Après, s’agissant de Max, Lorsqu’on sera fatigué de nourrir des considérations métaphysiques sur la pauvreté de son tissu social et écheveau complexe de ses pensées…On ne trouvera finalement en lui qu’un type à l’hygiène douteuse qui ne dédaigne pas de se couvrir de cuir dans l’obscurité des garages, d’astiquer les joints de culasse, de tripoter les pots d’échappement ou d’être absorbé par le siphonnage rythmique de jerricans récalcitrants.

Probablement est-ce pour éviter les dérives de cette sorte, compagnes des solitudes prolongées; que Le Borderlands de Gearbox vous propose l’expérience coopérative à quatre, dans la fraicheur sèche de son univers post-apocalyptique.

Borderlands vaut décidément le crochet d’un Interceptor.

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