Des polygones et de la platitude

Des polygones et de la platitude

Rekka explore Flatland.

Alors que je déambulais sur les forums de Canard PC par un après-midi oisif et peu mouvementé, je tombai par hasard sur un sujet concernant Darwinia et sa « suite » multijoueur, le bien-nommé Multiwinia. Deux jeux tout droit sortis du studio indépendant Introversion Software, connu aussi pour Uplink et Defcon. Darwinia m’avait déjà intrigué à son arrivée. Imaginez un peu : des bonshommes tout plat programmés par un scientifique un peu fou se baladant dans la mémoire d’un ordinateur attaqué par des virus. Couplé à un style graphique très particulier, le jeu avait de quoi interpeller.

A la lecture des différents commentaires enthousiastes sur ce nouveau volet, je me mis donc en quête d’informations, ma curiosité piquée au vif. Ni une ni deux, je sacrifiai un peu de ma bande passante pour récupérer une démo bien légère par rapport aux standards gigaoctesques des productions actuelles. Une fois cette formalité faite me voilà donc propulsé dans un monde aux couleurs bizarres et psychédéliques.

Premiers pas : les tutoriaux. C’est facile à prendre en main et le style graphique ne ressemble assurément à aucune autre production ludique. Commentaire de ma moitié qui passait par là : « Mais c’est moche ton jeu! ». Moui? Bof, après avoir joué à Dwarf Fortress, c’est pas comme si j’étais blindé. La plastique n’a pas la finesse d’un Age of Conan ou d’un Crysis c’est certain mais de là à dire que le jeu est moche, il y a un grand pas que je ne franchirai pas.

Après avoir appris les bases et remporté les tutoriaux haut la main, je me sentais d’attaque pour tenter une partie en solo (seul mode disponible dans la démo) contre les IA. Bilan : le sous-titre « Survival of the flattest » n’est pas volé. 2000 tués (au moins) en fin de partie et de nombreux morts de mon côté. Un multiwinien, c’est plat, fragile et ça prend feu très rapidement dès lors qu’il se prend un météorite dans la tête. Les parties sont survoltées avec un festival d’effets pyrotechniques et je les enchaîne sans voir le temps passer, malgré la disponibilité d’uniquement quatre cartes et deux modes de jeu. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre et commander le jeu chez Introversion. Les portes du multijoueur sont dorénavant ouvertes et je ne pense pas les refermer de sitôt…

Multiwinia sur Esprit.

                                                                     Rekka                                                                                                                      

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